judaïsme et écriture

"Le judaïsme et l’écriture ne sont qu’une même attente, un même espoir, une même usure."

(a) "Le poète et le juif ne sont pas nés ici mais là-bas. Ils errent séparés de leur vraie naissance. Autochtones seulement de la parole et de l’écriture. De la loi." Monde issu du livre " parce que fils de la terre à venir." [Derrida] – (b)"Je suis née quelque part, laissez-moi ce repère ou je perds la mémoire" [Le Forestier].

1. Je suis née dans le livre, je n’ai la mémoire que du livre, je n’existe que par et dans le livre – je vis dans le livre – mes racines sont le livre, mon errance traverse le livre, ma terre est livre, je mourrai dans le livre comme vous savez qui vous savez où.

2. Le besoin d’écrire est la sève même du Vivant qui m’anime. Elle est mon souffle, mon inspir : sans elle j’étouffe. Elle est plus que sens ou raison de vivre, elle est la Vie qui me traverse. Hors d’elle, je suis extraite, bannie.

… Née trois fois dans le "texte". Au Mont Sion, au Mont Cimmer et dans une famille d'imprimeurs. Avais-je le choix ?

(remix Jabès)


Type de document : carnets personnels

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

sortants

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la Castalie de Hermann Hesse

Hermann Hesse décrit dans son livre, "Le Jeu des Perles de Verre", la Castalie, un centre d'entraînement construit en Kiméria par l'Ordre pour former certains de ses Joueurs (lusores).

Bien sûr, le roman est une fiction, pas un reportage ni un document historique. Toutefois, il livre des informations réelles sur le Jeu, son histoire, son fonctionnement. Ces informations sont codées et pour les retrouver, il est nécessaire d’aller systématiquement au plus simple, au dépouillement.

Ainsi, certains détails qui attirent l'attention sont exacts :

- le Jeu pratiqué en Castalie n'est pas dédié au Voyage mais à l'Esthétique : il est purement intellectuel et contemplatif ;
- les Castaliens ne quittent jamais la Castalie, ignorent qu’il existe plusieurs espaces et pensent vivre dans le monde manifesté ;
- il existe une fois par an une grande cérémonie du Jeu Castalien.
- il n'y a pas de femmes en Castalie. Les Lusores castaliens sont tous des hommes. L'Ordre des Joueurs a exclu les femmes du Jeu jusqu’en 1960 et ne les admet toujours pas dans ses directoires ;
- il existe des "Grandes Familles" de joueurs, des "Lignées de Lusores", des "Clans de l’Ordre ;
- les Castaliens sont recrutés quand ils sont enfants ;
- les Castaliens issus de Lignées de Lusores gardent le contact avec leur famille tandis que les autres sont littéralement enlevés et se croient orphelins.

La Castalie n'a jamais pu être infiltrée, mais un de ses Ludi Magister, Joseph Valet, dont Hermann Hesse retrace la biographie fictive, a réussi à quitter le Centre et à revenir sur Erel.

Il prit cette décision quand il apprit qu'il avait été enlevé à sa famille. Il partit en quête de sa véritable identité. Il fit courir le bruit de sa mort afin de pouvoir vivre en paix. On dit qu'il est un des fondateurs de streetForce, les traditions de streetForce étant l'antithèse absolue des règles castaliennes.


Type de document : DJ's classes : le XIU

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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