La couronne de fresques gréco-andines au sommet de l'Arc de Triomphe jaillit au-dessus de la cime des arbres qui bordent l'avenue que je monte en direction de la Place de l'Etoile.
A mesure que j'approche, attiré par ce courant du futur qui gronde sur le pavé, j'appuie sur le champignon pour imposer mon passage autour du rond point et passer d'une branche à l'autre de l'Etoile.
« C'est une force centrifuge qui vous expulse vers la périphérie si vous tentez de passer par le centre, et vous attire sur sa tangente si vous passez là où se croisent votre route et ses rayons », dit mon passager exalté.
Et l'Etoile en son centre est immobile, figée au dernier instant du soldat inconnu, sur son dernier souffle, sur sa dernière pulsation tandis que la Terre continue de tourner.
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Sgarideni
Auteur réel : enotisco
Provenance du texte : Participation
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Je suis le chantre et je raconte :
Voici l’odyssée d’une femme qui connaît les sirènes et qui connaît le silence, qui navigue – fluide - d’un nœud à l’autre, créant par ses déplacements de nouveaux ports et de nouveaux royaumes, curieuse de son parcours en-dehors de l’espace.
Je suis le chantre et je raconte :
Voici l’odyssée d’une femme qui aime la ville et qui aime un homme, qui navigue - fluide – d’un signe à l’autre, créant par ses errances de nouvelles synchronicités et de nouveaux miracles, maîtresse de l’illusion en-dehors du figé.
Je suis le chantre et je te raconte :
Voici ton odyssée, toi qui traques le sens et qui traques le jeu, toi qui navigues – fluide – d’un texte à l’autre, créant par tes choix des routes insoupçonnées et innombrables, en quête de l’altérité.
Je suis le chantre et je vous raconte :
Voici l’odyssée d’une cité qui s’élance depuis la terre et qui s’élance depuis les mots, qui se montre – fluide – d’un récit à l’autre, d’un pas à l’autre, d’un regard à l’autre, d’un désir à l’autre, cadre absolu de pierre, de papier et de chiffres.
Je suis le chantre et je t’annonce :
Je ne suis personne, seule existe ma trace sur le papier. Tu m’y rencontres et tu m’y crées.
Je suis le chantre et je t’annonce :
Je ne suis personne, seul existe mon sillon sur l’écran, tu m’y façonnes et tu m’y perds, éphémère.
Type de document : chants des griots
Auteur fictif : Loula-Ludivine
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun