l'autre

On ne peut pas assimiler le Cimmérisme à une nationalité, à une religion ou à une philosophie. Il existe des Cimmériens hindouistes, taoïstes, tibétains, chrétiens, juifs, rosicruciens, musulmans, athées, européens, amérindiens, africains, asiatiques, océaniens, papous, pygmées, esquimaux, libéraux, anarchistes, communistes, xenopanistes, cyborgmystiques…

Bien qu’ils ne possèdent ni langue ni particularité génétique commune, ils disent avoir la même origine : la Terre des Rêves. Ils savent avoir migré - à une époque immémoriale - dans le monde de la matière et de la sensorialité pour accomplir leur identité. Ils ont le souvenir d’avoir possédé autrefois une écriture sacrée capable d’effacer les frontières entre le Réel et l’Imaginaire et d’avoir été réunis près d’une montagne, le Mont Cimmer, pour créer, entendre ou voir ce qu’ils appellent le Récit.

Partout, le Cimmérien est désigné comme "l’autre" ou "l'étranger". Parfois respecté, parfois craint, parfois toléré, parfois haï, il appartient sans appartenir. Il est souvent chaman, homme-médecine, sorcier ou artiste.


Type de document : DJ's classes : études cimmériennes

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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la route du nord

Le lendemain, les oies reprirent leur route vers le nord à travers le Södermanland.

Le garçon regardait le paysage qui s'étalait sous ses pieds et se disait qu'il n'en avait jamais vu de semblable. Ce n'était ni les grandes plaines de la Scanie et de l'Östergötland ni les immenses forêts du Smaland, mais un mélange d'un peu tout.

"Ici, ils ont pris un grand lac, une grande rivière, une grande forêt et une grande montagne, les ont hachés menu, ont mélangé le tout et l'ont étalé n'importe comment sur la terre", pensa le garçon qui ne voyait que de petites vallées, de petits lacs, de petites collines et de petits bois.

Rien ne prenait de l'ampleur. Dès qu'une plaine commençait à s'agrandir, une colline se posait en obstacle, et quand la colline cherchait à s'allonger en une crête montagneuse, la plaine reprenait le dessus. Dès qu'un lac devenait assez grand pour être considéré comme tel, il se resserrait en rivière, rivière qui elle-même n'avait pas le temps de s'écouler bien longtemps avant de s'élargir en lac.

Les oies sauvages volaient si près de la côte que le garçon pouvait aussi voir la mer, et il vit qu'elle non plus n'avait pas le droit de s'étaler largement car elle était brisée par une multitude d'îles, îles qui, chaque fois reprises par la mer, ne pouvaient elles non plus s'accroître.

Le paysage changeait continuellement.


Type de document : chroniques de Kiméria

Auteur fictif : R-dj

Auteur réel : Selma Lagerlöf

Provenance du texte : Liste de l'éducation nationale

Référence : Le merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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