4 métiers

Le Moyen Age distinguait quatre métiers de l’écriture :
- le «scriptor» qui recopiait sans rien ajouter
- le «compilator» qui compilait sans commenter
- le «commentator»qui mettait son grain d’sel
- l' «auctor» qui composait.

Tout comme l’exégèse chrétienne médiévale différenciait quatre niveaux d’herméneutique :
- littera gesta docet, le sens littéral qui enseignait l'histoire
- quid credas allegoria, le sens allégorique qui exposait ce que l'on devait croire
- moralis quid agas, le sens moral qui expliquait ce que l'on devait faire
- quo tendas anagogia, le sens anagogique qui révélait les fins dernières.

Et tout comme les Cimmériens définissent quatre pénétrations du récit :
Parole : littéralité ; Renvoi : allusion ; Dessous : symbolique ; Subtil : secret

* Faut-il y voir un lien ?
* Trouvez au moins deux parallélismes supplémentaires dans des disciplines autres que la littérature, l’exégèse ou la calligraphie.
* Inventez une histoire en quatre niveaux.
* Combinez le tout en un récit variable.


Type de document : DJ's classes : énigmes et exercices

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

sortants

> changer les liens

la route du nord

Le lendemain, les oies reprirent leur route vers le nord à travers le Södermanland.

Le garçon regardait le paysage qui s'étalait sous ses pieds et se disait qu'il n'en avait jamais vu de semblable. Ce n'était ni les grandes plaines de la Scanie et de l'Östergötland ni les immenses forêts du Smaland, mais un mélange d'un peu tout.

"Ici, ils ont pris un grand lac, une grande rivière, une grande forêt et une grande montagne, les ont hachés menu, ont mélangé le tout et l'ont étalé n'importe comment sur la terre", pensa le garçon qui ne voyait que de petites vallées, de petits lacs, de petites collines et de petits bois.

Rien ne prenait de l'ampleur. Dès qu'une plaine commençait à s'agrandir, une colline se posait en obstacle, et quand la colline cherchait à s'allonger en une crête montagneuse, la plaine reprenait le dessus. Dès qu'un lac devenait assez grand pour être considéré comme tel, il se resserrait en rivière, rivière qui elle-même n'avait pas le temps de s'écouler bien longtemps avant de s'élargir en lac.

Les oies sauvages volaient si près de la côte que le garçon pouvait aussi voir la mer, et il vit qu'elle non plus n'avait pas le droit de s'étaler largement car elle était brisée par une multitude d'îles, îles qui, chaque fois reprises par la mer, ne pouvaient elles non plus s'accroître.

Le paysage changeait continuellement.


Type de document : chroniques de Kiméria

Auteur fictif : R-dj

Auteur réel : Selma Lagerlöf

Provenance du texte : Liste de l'éducation nationale

Référence : Le merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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