Dois je considérer les mots comme des guides ?
Si j'y réfléchis, on ne fait pas d'eux ce qu'on veut : on ne peut jamais les empiler par exemple.
On ne peut pas non plus les juxtaposer sans ordre : ce serait s'exposer au non-sens.
Etrange... Le sens est par définition une direction.
Or, s'ils sont direction,les mots deviennent guides.
Mais alors... vers quoi me guide "j'ai envie de l'odeur amère d'un café chaud et de sa fumée sur mon visage" ?
Type de document : carnets personnels
Auteur fictif : Griot Farceur
Auteur réel : Eïdos
Provenance du texte : Participation
Commentaires : aucun
Textes satellites : 1
Une après-midi à la BPI (Bibliothèque BeauBourg) (triple b). Entrée par la rue du Renard.
Miracle et jubilation - tous les livres à portée de main - tactiles – si près de moi, toi, soi - espace libre - foison de connaissance - fusion - on se croirait dans "les ailes du désir" - les anges sont sans doute tout autour de nous, vous, elles. Et le vieux chantre haletant, parti à la recherche de Potsdamer Platz, où marche-t-il ? Dans quelle allée ? Et toi Loula, es-tu là ? "Als das Kind Kind war, wußte es nicht, daß es Kind war", alors l’enfant était enfant et ne savait pas qu’elle était enfant.
Trouver une place près de la baie vitrée : vue sur le parvis et sur le Beaubourg frime café (XIU repère : il faut toujours garder un œil sur ses ennemis).
Bibliothèque-lumière où l’on regarde l’extérieur. Lever les yeux pour penser : voir une voiture, la foule noire, fluo, verte : réfléchir dehors et pas dedans …
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun