Finalement, je ne sais rien. Tout reste à nommer.
Toutes les nuances, les subtilités.
L'homme que j'aime n'est pas l'homme que j'attends.
Le chant que j'imagine n'est pas celui que je clame.
Mes pieds qui marchent ne sont pas ceux qu'on attachait dans mon lit.
Mes yeux qui regardent ne sont pas ceux qui restent secs quand j'ai mal.
Ma bouche qui embrasse n'est pas celle qui dit.
La Seine en crue n'est pas la Seine sous la pluie.
Il faudrait un mot pour chaque état de chaque détail de chaque chose à chaque instant. Il faudrait une mémoire totale. Il faudrait un vocabulaire inépuisable. Il faudrait un langage qui s'invente encore et tout le temps, pour toutes les perceptions, pour toutes les perspectives.
Type de document : chants des griots
Auteur fictif : Loula-Ludivine
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
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Galilaeus, Galilaei
Et son espace-temps et son infini.
Newton pourra y faire tomber ses pommes !
Etudier la matière et toutes ses sommes.
Il dit : l’immobilité est un leurre,
Le métro que vous prenez à bonne heure,
N’avance ainsi que par une référence.
Voyez-vous cette subtile transparence ?
Rédaction d’un récit contradictoire,
Remix d’une religion et ses déboires.
Lecture : Galileo Galilei
Type de document : DJ's classes : classes générales
Auteur fictif : Anonyme
Auteur réel : anonyme
Provenance du texte : Ateliers scolaires
Référence : Paris - Hélène Boucher - 2de - 2005
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun