l'été est fini

Mon Amour, tu me manques.

Je ne chercherai pas de ces mots séducteurs pour te le dire. Pas même dans la simplicité. Non. Aucun. Rien.

Tu me manques, c'est tout. Totalement, trop fort, depuis trop longtemps.

Je ne dirai rien de plus, rien de mieux.

Je suis lasse des formules et des lettres. Je veux te voir, respirer ton odeur de thé vert bercée de sueur, me perdre de joie dans ta beauté souple et rare, rejoindre ton corps de berger maltais (ah cet oriental exigeant, intransigeant et mystérieux qui règne en toi, tes origines...), dormir les jambes entremêlées, les tiennes si longues, ta main contre ma paume relevée, dans cette pose saturée d'amour dans laquelle nous finissons toujours par nous assoupir, apogée d'un tango silencieux.

Je ne peux pas venir pour l'instant dans les Alpes. Le travail, la rentrée. Et puis tu sais que, ces derniers temps, je n'aime plus voyager, prendre le train, quitter Paris. Mon centre d'inertie...

Mais toi, mon Trésor, pourquoi restes-tu encore ? L'été est fini ... Reviens.

à l'Homme des Montagnes


Type de document : correspondances

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : CL

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violence et amour

Rubrique " Paroles de Citoyens"

Le théâtre permet de dire avec les mots de quelqu'un d'autre sa propre colère.

Après, c'est comme si la colère devenait un objet plutôt beau, parce qu'il est mis en scène, parce qu'il est travaillé, parce qu'il est écrit.

Un objet qu'on peut regarder et qui est sorti de soi.

C'est moi. Et c'est là.

L'amour pareil.

Je vois des gens qui sont tellement débordants de violence et d'amour en même temps, qu'ils n'arrivent plus à faire la différence.

Et là, tout à coup, il y a Shakespeare.

Ils sont très très étonnés de retrouver dans Shakespeare tout cet amour et toute cette violence. Très étonnés d'être touchés. Très étonnés qu'on puisse dire tout ça avec les mots de Shakespeare.

Marcelle au Repas de quartier du 14 juin 2005
1er arrondissement


Type de document : XIU : journal officiel

Auteur fictif : Le Journaliste

Auteur réel : Marcelle

Provenance du texte : Printemps de la Démocratie

Commentaires : 1

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