les quatre paroles

Le Récit est notre origine, notre voie, notre moyen et notre destination. Nés du Récit, nous vivons en lui, nous le créons et nous le portons.

Le Récit nous précède et nous constitue. Pourtant, nous le choisissons.

Chaque parole, chaque représentation, chaque expression du Récit est unique. Aucune ne le restitue. Aucune ne le révèle. Le Récit se ressent dans l'infini de ses variables au moment même où il prend forme.

Garder le Récit n'est pas notre fonction ni notre nature. C'est notre nécessité. Un élan, un sens, un mouvement, que rien ne peut arrêter. Se soustraire au Récit, c'est mourir au plus intime de notre essentiel.

Celui et celle qui sait cela de soi est un Cimmérien.


Type de document : archives cimmériennes (XIU)

Auteur fictif : Anonyme

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : CL

Commentaires : 1

Textes satellites : aucun

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recueils

Veuillez remarquer, je vous prie, que les différents types de recueils qui existent (de lettres, de fables, de prières, de sottises, etc.) bénéficient d’une dénomination spécifique (correspondance, fablier, bréviaire, ana, etc.) à l’exception du recueil de poèmes.

Pouvons-nous en déduire que le "recueil" désigne par défaut une collection de poèmes et qu'il s’applique aux autres genres uniquement par extension ? Le recueil concerne-t-il prioritairement la poésie ?

Je me permets - sans aucune raison philologique et par pure fidélité à mes intérêts personnels - d'y voir un lien avec la notion de "recueillement" : la poésie n’est-elle pas la forme du langage la plus proche de l’introspection sensorielle hors logos ?


Type de document : DJ's classes : récits variables

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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