géographie générale de Kiméria

La géographie du second espace, l'espace des rêves,"Kiméria", est mouvante, elle obéit en partie aux mythes et aux rêves des êtres vivants.

Les cartes et atlas de cette contrée sont donc toujours provisoires. Ils sont caduques dès qu'ils sont tracés. Rien n'assure, jamais, de retrouver un lieu, une mer, une terre.

Toutefois, plus une légende perdure, plus son lieu se consolide.

Il est ainsi possible de dire avec certitude que Kiméria possède six continents : l’Europe, l’Amérique, l’Afrique, l’Asie, l’Océanie et l'Atlantide (que certains appellent Valinor).

Le Paradis et l'Enfer n'appartiennent pas à Kiméria.

Le Pôle Nord et le Pôle Sud sont habités de longue date mais, tout comme les mondes souterrains, ils ne sont pas considérés comme des continents.

Toutefois, malgré l'extrême incertitude de la géographie, une donnée demeure constante : l'emplacement des Vortex. Les passages interspatiaux partent et arrivent toujours aux mêmes points.

Cette constante a permis aux Lusores de déterminer des Zones dites Zones Climatiques car à l'intérieur des Espaces, le climat perdure et traverse les mythes.

La Zone Climatique du Nord est entièrement sécurisée. La Zone Climatique des Rois est un no man's land où fourmillent les monstres les plus atroces. Aucun voyageur ne s'y aventure de son plein gré. La Zone Climatique Sud est entre les mains de la rébellion.


Type de document : XIU atlas de Kiméria

Auteur fictif : Anonyme

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : CL

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le royaume d'Esméralda

La Cour des miracles, bien sûr, c’est le royaume d’Esméralda l’égyptienne, la dompteuse de l’extrême, la danseuse de la mort, la sauveuse de poète, la malheureuse, la mal aimée, assassinée pour la vérité de ses désirs, une grande dame.

C’est Angélique aussi, nommée la merveilleuse, marquise des mendiants et des voleurs, voyageuse des fonds de cales, qui perd encore et sans cesse tout ce qu’elle a conquis, Robert Hossein et l’alchimie, son palais et sa famille.

Terrible association entre un mythe total et un fantasme kitch : il est tant de référents dans notre imaginaire !

Aujourd’hui, j’aurais situé "la Cour des Miracles" quelque part dans le 18ème, vers "la goutte d’or" : les deux noms ont l’air d’être en filiation directe, vous ne trouvez pas ?

Et pourtant, non. La Cour des Miracles se nichait à proximité des Halles. Bien sûr ! Quel autre territoire aurait pu davantage tenter les brigands et les voyous ? Elle s’abritait au pied de la muraille de Charles V, entre la rue de Damiette et la rue des Forges.

Détruite en 1667 sur ordre du lieutenant de police La Reynie, elle s’est reconstituée au 18ème siècle.

Véritable cour, elle avait un roi - le roi des thunes, le coësre - et des délictueux officiers aux noms délicieux : archi-suppôts de l’argot, cagoux, coquillarts, courteaux de boutanche, calots, capons, francsmitoux, malingreux et autres marcandiers.

On dit qu'elle existe toujours, de l'autre côté …


Type de document : streetchroniques

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

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