Oui, d'accord

Un jour, Loula revient à la Cour des Miracles. Elle cherche P'tit Gars.

Loula : Bonjour le Roi des Fous. Je viens chercher P’tit Gars. S’il vous plait, est-ce que je pourrais le voir ?

Le Roi : Non, répondit-il, car il est fou.

Loula : Est-ce que je peux rester pour le chercher ?

Le Roi : Si tu promets de ne pas dormir ici car tu n'es pas une citoyenne de la Cour des Miracles.

Loula : Oui, mais je veux dormir ici ! Il fait déjà presque nuit !

Le Roi : Il n’en est pas question !

Loula : Mais j’ai des amis à la Cour des Miracles...

Le Roi : Non, ça ne suffit pas.

Loula : Alors, je peux faire du cirque et devenir folle et raconter des histoires.

Le Roi : Oui, d’accord, dans ce cas, tu peux rester.


Type de document : chants des petits griots

Auteur fictif : Anonyme

Auteur réel : Galadio

Provenance du texte : Mission Possible

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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le royaume d'Esméralda

La Cour des miracles, bien sûr, c’est le royaume d’Esméralda l’égyptienne, la dompteuse de l’extrême, la danseuse de la mort, la sauveuse de poète, la malheureuse, la mal aimée, assassinée pour la vérité de ses désirs, une grande dame.

C’est Angélique aussi, nommée la merveilleuse, marquise des mendiants et des voleurs, voyageuse des fonds de cales, qui perd encore et sans cesse tout ce qu’elle a conquis, Robert Hossein et l’alchimie, son palais et sa famille.

Terrible association entre un mythe total et un fantasme kitch : il est tant de référents dans notre imaginaire !

Aujourd’hui, j’aurais situé "la Cour des Miracles" quelque part dans le 18ème, vers "la goutte d’or" : les deux noms ont l’air d’être en filiation directe, vous ne trouvez pas ?

Et pourtant, non. La Cour des Miracles se nichait à proximité des Halles. Bien sûr ! Quel autre territoire aurait pu davantage tenter les brigands et les voyous ? Elle s’abritait au pied de la muraille de Charles V, entre la rue de Damiette et la rue des Forges.

Détruite en 1667 sur ordre du lieutenant de police La Reynie, elle s’est reconstituée au 18ème siècle.

Véritable cour, elle avait un roi - le roi des thunes, le coësre - et des délictueux officiers aux noms délicieux : archi-suppôts de l’argot, cagoux, coquillarts, courteaux de boutanche, calots, capons, francsmitoux, malingreux et autres marcandiers.

On dit qu'elle existe toujours, de l'autre côté …


Type de document : streetchroniques

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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