il est deux heures

voix II : il est deux heures du matin

voix I : à la lueur d’une flamme
voix II : dans des fumées de cèdre
voix I : le Capitaine calque les derniers graphes de son odyssée
voix II : les premiers

voix I : il est deux heures

voix II : dans un abysse numérique
voix I : océane
voix II : Loula retrouve sa voix
voix I : et se questionne

voix II : il est deux heures, déjà demain

voix I : Pierre rêve près de sa femme
voix II : il revoit Lou sur le quai
voix I : la devine
voix II : se réveille
voix I : allume son ordinateur et dans le lac de l’écran
voix II : distinctement la reconnaît

voix I : il est deux heures et c’est la nuit

voix II : la tête du Capitaine se relâche
voix I : elle respire
voix II : elle songe aux feux qu’elle a domptés
voix I : aux tipis, aux cascades,
voix II : à ses explorations
voix I : elle songe à sa fille,
voix II : à ses sœurs, à son frère, son cousin, son streetshaman
voix I : et elle soupire
voix II : soulagée
voix I : le combat va commencer.


Type de document : chants du chœur

Auteur fictif : Voix I & Voix II

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : 1

Textes satellites : aucun

sortants

> changer les liens

dentiste

10h30. dentiste.

* RFM [radio pop : 1er indice socioculturel]

* lecture + ou - habituelle des antichambres des salles de tortures barbaro-sadiques autorisées pour motifs sanitaires (méfiez-vous des dentistes!) :

- le magazine de l’optimum (minimum)
- muteen : il y a une vie avant 20 ans (évidemment)
- la revue des montres (¿ ¡ ça existe ! ?)
- l’officiel de Paris, de la couture et de la mode (et l'officieux c'est quoi?)
- jalouse (pas d’accroche - le titre se suffit à lui-même)

A quand Sofa ? Nova Mag ? Mouvement ? Beaux arts ?

Dans le meilleur des cas, on trouve de vieux Inrockuptibles.


Type de document : streetchroniques

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.

.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.