Tous les mardi soirs, rue de Lille (perpendiculaire à la rue du Bac), je passe devant la maison des dames télégraphe et téléphone. Architecture magistrale. Bâtiment magnifique. Les fenêtres immenses du bar-restaurant laissent entrevoir la vie d'un autre temps et je ne voudrais pour rien au monde y entrer: de ce côté-ci, j’ai l’impression d’avoir vue sur la belle époque. De l’autre côté, que me resterait-il ?
au Dottore Pi
Type de document : correspondances
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Pourquoi est-ce que je n’arrive pas à me reconnaître dans ma calligraphie ?
Pourquoi n’est-elle pas esthétique et harmonieuse, fine et envolée ?
J’ai un fantasme de calligraphie comme j’ai un fantasme physique ou moral.
Toutefois : au contraire de mon corps ou de mes pulsions, je ne cherche pas à contraindre ou à discipliner ma "scription". Je la laisse se tracer à sa guise, impuissante, comme soumise à l’urgence de cette plume qui ne retranscrira jamais assez vite tous ces mots que j’entends.
Type de document : carnets personnels
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : 1