comme des haïkus

Les poèmes de Guillevic sont comme des haïkus : minimes. et pourtant, croyez-moi, ils n’ont vraiment rien en commun avec des haïkus. D’abord, parce qu’ils ne finissent pas : ses vers, tous ses vers s’enchaînent comme les années d’une vie, la sienne ou la nôtre ; ensuite parce que, pour lui, la concision n’est pas esthétique, il ne pratique pas la "bonsaï-poésie", je ne l’imagine pas du tout s’extasier devant un arbre mutilé et nanifié, encore moins devant des mots artificiellement resserrés, non. La concision est pour lui une nécessité, une économie, un héritage, un souvenir.


Type de document : DJ's classes : études comparées

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

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dans les bus

Dans les bus, j'ai ma place.
A l'arrière, deuxième rangée à gauche, côté fenêtre.

A Strasbourg comme à Paris.
Dans les bus simples ou à accordéon.

Je fais parfois une exception : ligne 95 direction Montparnasse, ligne 53 direction Pont Cardinet : au fond, les sièges forment un arc de cercle (arc-en-bus). Derrière la colonne d'acier, je me coince exactement dans l'arrondi. Manie des bifurcations et des recoins.

Vue générale.

Moi toute petite dans le siège le plus grand. J'adore.


Type de document : carnets personnels

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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