Je reprends une de vos remarques. Je ne suis pas d'accord avec vous : non, les papiers dans la pochette de mon carnet noir ne sont pas des paperolles. Ce sont des oublis.
Mais - comme de coutume - ma contestation confirme votre intuition : les paperolles que Monsieur Proust ajoutaient à ses carnets pour compléter ses écrits annonçaient les procédés d'organisation au sein des espaces virtuels littéraires.
Comme des "remix", les paperolles viennent étoffer la narration. Ils réécrivent interminablement des épisodes du récit. En inventent des nouveaux. En détaillent des anciens.
Transformation / expansion permanente.
Type de document : correspondances
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
"Au XIè et au XIIè siècle, alors que l’édition de livres composés à la main ne cesse de croître, que la formation des scribes est des plus exigeantes (7 années sont nécessaires), que certains d'entre eux produisent de véritables merveilles, les artisans et les artistes de l'écriture ne jouissent d'aucune considération sociale et sont loin de gagner leur vie. Au point que les plus doués entrent parfois en religion simplement pour pouvoir exercer leur art à l'abri de tout souci matériel."
Type de document : notes et travaux
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun