La plupart d’entre nous l’ignore, mais l’univers se partage en trois espaces : le monde de tous les jours - Erel ; la terre des rêves – Kiméria et l’étendue des idées - Numer. Les Voyageurs parcourent ces trois espaces comme vous et moi nous traversons Paris.
Non, il ne s’agit pas d’un conte. Je ne répands pas de contes. Jamais. Je relate les exploits. Et si vous ne me croyez pas, scrutez les légendes et les récits de tous les pays, vous y trouverez des allusions aux Trois Espaces et aux Voyageurs. Car, je vous le dis, chaque culture qui a existé sur terre a inventé son Art du Voyage.
L’Occident, par exemple, a développé le Jeu des Perles de Verre, du nom de ces anciens tissages de perles où étaient cryptées les coordonnées des passages entre les trois espaces, les vortex. Ces coordonnées sont très précieuses pour ceux qui veulent se télétransporter d’un monde à l’autre. Mais tous les Voyageurs n’ont pas besoin des vortex pour se déplacer : certains possèdent le don inné du Voyage.
On les appelle les Nomades. Ils arpentent les Trois Espaces au gré de leur volonté. Ou presque. Ils doivent d’abord suivre un entraînement. Long, très long, trop long peut-être. Mais à défaut de suivre cet entraînement, le don devient malédiction et le Nomade subit des départs inopinés qui bouleversent sa vie.
Maintenant je vais vous poser une question : que se passe-t-il — selon vous — quand certains Voyageurs ont besoin de vortex et d’autres pas ?
Type de document : chants des griots
Auteur fictif : Le Troubadour
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Site
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Le plus ancien blason de la ville de Paris est conservé aux Archives Nationales.
Il s'agit d'un sceau créé en 1210, sous le règne de Philippe Auguste, par la corporation des Nautes, les Marchands de l'Eau. Les Nautes était la plus puissante et la plus ancienne des corporations parisiennes. Elle assurait depuis des siècles l’essentiel du ravitaillement et du négoce de la capitale.
Dès cette époque, le bateau de rivière devient donc l'emblème de Paris, emblème naturel pour une ville qui a été fondée sur une île, l'Ile de la Cité.
A la fin du XVIème siècle, la devise Fluctuat Nec Mergitur, Flotte mais Ne Coule Pas, apparaît au-dessous de l’écu. Elle n'y figure qu'épisodiquement jusqu'en 1852, date à laquelle le préfet Georges Eugène Haussmann en consacre définitivement la présence.
Preuve que Jo l'éventreur [de Paris] n'a pas fait que des malheurs.
(remix ratp / station Hotel de Ville)
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun