Tribut Baricco
Tu touches l'âme. A la façon de Bach. Les lignes mélodiques se reprennent, congruentes et divergentes. Toujours dans un rythme secret qui fait écho au centre de tout.
Tu relèves du génie et en même temps tu uses d'un filon débusqué, grand filou, chercheur d'or poétique. A la façon de Goldmann (Jean-Jacques) qui a compris la mélodie du bonheur mélancolique.
Je n'arrive pas à me décider pourtant : nous entraînes-tu vers un passage ? Ou joues-tu des cordes de notre âme juste pour la faire chanter. Un instant à peine.
D'accord. Sentir son âme chanter, un instant à peine, c'est déjà un miracle. Un samadhi (uncle sam a dit ?).
Une réparation.
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
La plus belle des demeures serait au versant lumineux d'une colline, près d'une cascade, dans l'ombre longue d'arbres tropicaux. Et quand viendrait avril, avec ses pluies sur le bassin …
… je m'étendrais sur le bois de la terrasse pour écouter la saison,
… je me déshabillerais pour danser nue sous les giboulées,
… je lirais dans mon hamac,
… je fermerais les parasols,
… je penserais à Paris, à la Cimmérie, aux terres d'Europe, à la Toscane,
… j'oublierais tout du jeu des perles de verre.
Type de document : carnets personnels
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun