Après un long voyage par la voie des airs, je tombais dans un tourbillon spatio-temporel puis je me retrouvais dans un Paris inconnu.
Là, certains bruits m'étaient toutefois familiers :
- la verve d'une petite coulée d'eau, la même que celle de la Fontaine Molière;
- les cris des marchands de charcuterie, les mêmes que ceux de la rue du Marché St Honoré ;
- je ne sais plus.
Cette ville était assez identique à la nôtre, mais les gens ne connaissaient ni le mensonge, ni la guerre, ni la pollution ni la constitution. Ils vivaient paisiblement. Pour moi, c'était des êtres parfaits. Ils étaient petits de taille et grands d'esprit.
Type de document : journaux de bord
Auteur fictif : P'tit Gars
Auteur réel : Berylia Blancquart
Provenance du texte : Ateliers scolaires
Commentaires : aucun
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L’île Saint-Louis et l’île de la Cité étaient - avant leur aménagement à l’âge d’or - le lieu des rendez-vous coquins, le territoire des lavandières et la retraite élue par le roi Louis IX pour ses méditations.
A l’époque, on distinguait l’îlot Notre-Dame de l’îlot Vache. Pour s’y rendre, pas de pont ! La traversée s’effectuait par bac.
Au premier tiers du 17ème siècle, Paris connut une vaste campagne de construction à laquelle nous devons le Marais et la Place des Vosges. Henri IV décida d’étendre cette politique urbaine aux îlots mitoyens.
L’entreprise fut ardue puisqu’il fallut, d’une part, combler le canal qui séparait les deux îlots et, d’autre part, pour éviter les inondations, bâtir trois niveaux de cave et de maçonnerie sur les quais nord et sud.
Le plan orthogonal de l’île Saint-Louis laisse présager du prochain classicisme versaillais (antibaroque attitude) . D’ailleurs de nombreux architectes et artistes firent leurs preuves sur l’île avant de se voir confier des travaux dans la grandiose entreprise immobilière du roi soleil.
Bien sûr, la migration de la cour à Versailles entraîna la désaffection des deux quartiers auparavant si cotés.
Signalons que les plus beaux hôtels de l’île se trouvent sur le quai nord car, au 17ème siècle, on ne s’attachait pas tant à la luminosité des pièces qu’à la préservation des précieux salons lambrissés et de leur mobilier.
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
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