tourniquet du ciel

Tuileries – je suis poussiéreuse et j’ai chaud - chaleur des villes de pierre, arides et jalouses [Avignon, Madrid, Nîmes].

Le système d’arrosage automatique pousse en ligne – potager plastique mode pataugeur aquatique – dispositif genre musée extérieur / intérieur [ titre : plate bande verte avec éléments organicomatiques ] - suis mouillée par accident. y retourne volontairement.

ATTENTION DANGER

Qui – du bout des doigts, seule dans un parc - s’élance sous la haie des jets d’eau rotatifs - trahit sa nature hédoniste . Où finira-t-elle ? Dans quel plaisir ? Dans quel pecado-pecadille ? Sexe, mensonge ou vidéo ?

D’ores et déjà enhardie par cette curieuse baignade interdite, je flâne jusqu’aux manèges et, nonchalante, m’installe sur une balançoire volante – tourniquet du ciel.

Nous sommes trois [ils étaient trois petits enfants qui s’en allaient glaner au vent]. Je tiens en main mon carnet turquoise avec élastique – vous avez déjà écrit sur une balançoire ?

-Oh mince! ça monte !
-Ça monte et ça descend !
-Wwo ! wwooo !
-Olé ! olé !
-C’est comme ça au Parc Astérix ?
-Ça va plus vite !
-Ooooh !
-Regarde la dame elle fait ses devoirs !

Dans l’altitude foraine, le bruit du vent transforme mes oreilles en coquillage et mon corps en montagne [russe ].

J’ai la nausée grave, on doit pas écrire quand on s’envoie en l’air !


Type de document : streetchroniques

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

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les îles de paris

L’île Saint-Louis et l’île de la Cité étaient - avant leur aménagement à l’âge d’or - le lieu des rendez-vous coquins, le territoire des lavandières et la retraite élue par le roi Louis IX pour ses méditations.

A l’époque, on distinguait l’îlot Notre-Dame de l’îlot Vache. Pour s’y rendre, pas de pont ! La traversée s’effectuait par bac.

Au premier tiers du 17ème siècle, Paris connut une vaste campagne de construction à laquelle nous devons le Marais et la Place des Vosges. Henri IV décida d’étendre cette politique urbaine aux îlots mitoyens.

L’entreprise fut ardue puisqu’il fallut, d’une part, combler le canal qui séparait les deux îlots et, d’autre part, pour éviter les inondations, bâtir trois niveaux de cave et de maçonnerie sur les quais nord et sud.

Le plan orthogonal de l’île Saint-Louis laisse présager du prochain classicisme versaillais (antibaroque attitude) . D’ailleurs de nombreux architectes et artistes firent leurs preuves sur l’île avant de se voir confier des travaux dans la grandiose entreprise immobilière du roi soleil.

Bien sûr, la migration de la cour à Versailles entraîna la désaffection des deux quartiers auparavant si cotés.

Signalons que les plus beaux hôtels de l’île se trouvent sur le quai nord car, au 17ème siècle, on ne s’attachait pas tant à la luminosité des pièces qu’à la préservation des précieux salons lambrissés et de leur mobilier.


Type de document : streetchroniques

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

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