L’argument narratif encadre chaque élément, chaque tesselle du topos. Il justifie, il donne un sens global auquel se référer mais il n’est pas le but premier de l’écriture ni de la lecture. L’écriture et la lecture se justifient en elles-mêmes et par elles-mêmes.
Toutefois, grâce à l’argument, ceux qui ont besoin d’une narration peuvent toujours s’y reporter, en arrière plan. Les autres jouissent pleinement et simplement du plaisir des mots et des idées.
Ainsi, jamais, le lecteur ni le sens ne sont perdus car toujours la trame de l’argument est présente, permettant de contextualiser le texte lu et de le situer dans une référence fictionnelle. L’hypothèse argumentaire assume la même fonction que l’argument narratif mais pour d’autres types de lecteurs.
L’argument narratif se manifeste au travers des catégories « auteur fictif », « types de documents » et « courants narratifs » et l’hypothèse argumentaire se dévoile au travers de la catégorie « courants thématiques ».
Type de document : DJ's classes : récits variables
Auteur fictif : Arte Miss
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : CL
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
L’île Saint-Louis et l’île de la Cité étaient - avant leur aménagement à l’âge d’or - le lieu des rendez-vous coquins, le territoire des lavandières et la retraite élue par le roi Louis IX pour ses méditations.
A l’époque, on distinguait l’îlot Notre-Dame de l’îlot Vache. Pour s’y rendre, pas de pont ! La traversée s’effectuait par bac.
Au premier tiers du 17ème siècle, Paris connut une vaste campagne de construction à laquelle nous devons le Marais et la Place des Vosges. Henri IV décida d’étendre cette politique urbaine aux îlots mitoyens.
L’entreprise fut ardue puisqu’il fallut, d’une part, combler le canal qui séparait les deux îlots et, d’autre part, pour éviter les inondations, bâtir trois niveaux de cave et de maçonnerie sur les quais nord et sud.
Le plan orthogonal de l’île Saint-Louis laisse présager du prochain classicisme versaillais (antibaroque attitude) . D’ailleurs de nombreux architectes et artistes firent leurs preuves sur l’île avant de se voir confier des travaux dans la grandiose entreprise immobilière du roi soleil.
Bien sûr, la migration de la cour à Versailles entraîna la désaffection des deux quartiers auparavant si cotés.
Signalons que les plus beaux hôtels de l’île se trouvent sur le quai nord car, au 17ème siècle, on ne s’attachait pas tant à la luminosité des pièces qu’à la préservation des précieux salons lambrissés et de leur mobilier.
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun