Il avait dit :
"Venez ! Je vous emmène
Au paradis,
Tout près d'ici ...
Là-bas sont des sources claires,
Des vergers et des rivières,
Des fleurs
Aux mille couleurs ...
Le plumage des oiseaux
Y est bien plus beau
Que nos paons les plus ocellés
Et bariolés !
Là-bas, les chiens
Courent plus vite que nos daims,
Les abeilles n'ont
Point d'aiguillon,
Là-bas, les chevaux ont des ailes
D'hirondelles !"
Type de document : chants des petits griots
Auteur fictif : Griotin
Auteur réel : Robert Browning
Provenance du texte : Liste de l'éducation nationale
Référence : Le joueur de flûte de Hamelin
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L’île Saint-Louis et l’île de la Cité étaient - avant leur aménagement à l’âge d’or - le lieu des rendez-vous coquins, le territoire des lavandières et la retraite élue par le roi Louis IX pour ses méditations.
A l’époque, on distinguait l’îlot Notre-Dame de l’îlot Vache. Pour s’y rendre, pas de pont ! La traversée s’effectuait par bac.
Au premier tiers du 17ème siècle, Paris connut une vaste campagne de construction à laquelle nous devons le Marais et la Place des Vosges. Henri IV décida d’étendre cette politique urbaine aux îlots mitoyens.
L’entreprise fut ardue puisqu’il fallut, d’une part, combler le canal qui séparait les deux îlots et, d’autre part, pour éviter les inondations, bâtir trois niveaux de cave et de maçonnerie sur les quais nord et sud.
Le plan orthogonal de l’île Saint-Louis laisse présager du prochain classicisme versaillais (antibaroque attitude) . D’ailleurs de nombreux architectes et artistes firent leurs preuves sur l’île avant de se voir confier des travaux dans la grandiose entreprise immobilière du roi soleil.
Bien sûr, la migration de la cour à Versailles entraîna la désaffection des deux quartiers auparavant si cotés.
Signalons que les plus beaux hôtels de l’île se trouvent sur le quai nord car, au 17ème siècle, on ne s’attachait pas tant à la luminosité des pièces qu’à la préservation des précieux salons lambrissés et de leur mobilier.
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
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