Mon amie F. (comme Fantômette) a eu la vision du temps comme étant la somme de tous les gestes accomplis, un flot compact et mouvant. J’ajouterais que la matière et le réel ne sont rien de plus que ce flux. Influencé par mon geste et par ma conscience.
La technologie appartient au flux, au continuum de la matière.
Tandis que ma conscience, elle, est influx.
Abdiquer ma conscience pour m’identifier à la technologie, c’est perdre mon état de sujet, c’est me limiter, moi et tous les autres, pour aujourd’hui et pour demain. Pour hier aussi puisque j’impliquerais alors le devenir du passé, puisque je condamnerais au flux le potentiel humain dont je suis le récipiendaire. Détruisant ainsi l’avenir d’une lignée. Reniant l’effort des millions de générations qui m’ont précédés.
Car le Vivant naît lorsque l’influx rencontre le flux.
Type de document : DJ's classes : l'art du voyage
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Sainte-Croix-Loyseau, "dépêches au cerf-volant" : je ne comprends rien et pourtant, je n’en perds pas un mot.
L’évocation s’est substituée à l’herméneutique.
Je n’en doute pas : pour les XIUrudits - lecteurs très actifs – ces mêmes textes portent une signification et suscitent des explications.
Mais leurs gloses – objectivement – ne valent pas plus que mon ressenti inexprimé : la signification n’est pas Sens.
Il est autant de lectures qu'il est de lecteurs et toutes se valent.
Type de document : DJ's classes : classes générales
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun