Escalators.
Escalators, je vous bénis.
Vous qui ouvrez sur le ciel,
Qui transpercez les souterrains
Vers la lumière transcendante de Paris,
Gorges de salut
Des claustrophobes unifiés.
Escalators mécaniques et stratégiques,
Points de vue ou de chute, opérateurs efficients d’un travelling transversal,
- plongée, contre-plongée –
Coupes coopérantes des strates multiples,
Régents tout puissants
Des marées et contre-marées,
Chiasmes des montées et descentes
Sans rencontre aucune
Ni même regard,
Cordes vocales des soliloques estropiés.
Vous êtes les seules passerelles,
Les seuls passages, les vrais.
Escalators.
Escalators, je vous adore.
Et encore, encore,
Je veux être votre témoin,
Votre alliée, votre aède.
Si Jacob a monté son échelle,
Je peux bien avoir mes escaliers.
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
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Dans "Le ventre de Paris” de Zola, roman naturaliste qui prend pour décor et/ou personnage les Halles, deux couples accrochent ma mémoire : les bouchers gras qui trempent dans leur bonne conscience [les Quenu-Gradelle] et les orphelins ingénus qui poussent dans la rue avec insouciance [Marjolin et Cadine].
Claude, le peintre pauvre et maigre, le seul que j’aime vraiment dans cette histoire, parle de réaliser le portrait des deux adolescents mais [à vérifier] son art l’entraîne irrévocablement et systématiquement vers les natures mortes [légumes, viandes, fruits et autres compositions maraîchères].
Type de document : DJ's classes : études comparées
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
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