colette

Fun store et associates, premier du genre - MODE, BOOKSTORE, GALERIE D’ART, BAR A EAU. Tacatatac Achic, bar à eau.

Musique techno (super Zik !)

Dans les escaliers, un ricain gracile me sourit, derrière madame. Connivence des riches qui zyeutent Dior : jupes de dentelle blanche dont il vaut mieux voir le prix en euros plutôt qu'en francs si tu veux pas syncoper direct. Dans l’trash style, je fais illusion pour les quinquaricains. Mais pas au bookstore. Sûr. Là on m’vire ! Zont eu peur de mon stylo.

PAS D’NOTES ! PAS D’NOTES ! HALTE A L’ESPIONNAGE GRAPHICOSCRIPT !
Demander la permission à Victoire. Victo QUI ? VICTOIRE DE ...

Protocole sans accord aucun. Méchant, virulent, l’était si propre pourtant ! Joli tout plein, le p’tit vendeur ASEPTICOMAN. L’avait du flair en +. L’a vu ksété du vrai, mes jeans, ma toile, mes pompes, pas du STREET RELOOKE COUTURE. Pourtant j’avais MUJI à la main et TSEN aux pieds. Pas dégueu mais pas assez. Zutflûte. Zétaient super les magazines.

"Zines et Zique à mon goût ?"

J’ai peur ! Et si j’étais une éclopée de la génération Colette ? Une accroc des stores-ilôts, une PRIVILETOC du Numer-Junk space ?

TERRIBLE ! À surveiller …

D’ailleurs, ils cherchent un vigile. Ya l’annonce sur la porte … des fois qu’un client huppé serait tenté par l’expérience trépidante de la haute sécurité … on n’sait jamais. Meantime, leur recrutement direct marche pas super : zont pas d’malabar qui garde le bar.
L’entrée est libre.

Warning : zone de haute concentration de XIU mercenaires


Type de document : streetchroniques

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

sortants

> changer les liens

douleur première

La douleur première, essentielle, phare de son existence, est celle de vivre dans un corps.

Respirer, se nourrir, dormir, se transporter, se soigner, être soumise aux rythmes biologiques, à la nécessité de recommencer - chaque jour - les mêmes gestes.

Rien pour Loula ne se fait naturellement.

Elle a oublié d'avoir un système végétatif.
Elle contrôle tout et souffre de tout.
Elle ne comprend pas comment les autres font pour
respirer sans se questionner,
digérer sans se détendre,
manger sans angoisser,
se prendre pour leur corps.

Le seul moment où elle se laisse porter,
c'est quand elle versifie.

Parfois quand elle fait l'amour. Parfois.

À condition d'être plus légère que l'air.


Type de document : chants des griots

Auteur fictif : Griotte

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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