Dois je considérer les mots comme des guides ?
Si j'y réfléchis, on ne fait pas d'eux ce qu'on veut : on ne peut jamais les empiler par exemple.
On ne peut pas non plus les juxtaposer sans ordre : ce serait s'exposer au non-sens.
Etrange... Le sens est par définition une direction.
Or, s'ils sont direction,les mots deviennent guides.
Mais alors... vers quoi me guide "j'ai envie de l'odeur amère d'un café chaud et de sa fumée sur mon visage" ?
Type de document : carnets personnels
Auteur fictif : Griot Farceur
Auteur réel : Eïdos
Provenance du texte : Participation
Commentaires : aucun
Textes satellites : 1
J’ai vu récemment un reportage sur un prototype de lunettes numériques 3D qui effacent de la vision périphérique les éléments indésirables et perturbateurs comme, par exemple, les panneaux publicitaires : elles arrangent le réel.
Mais prolongeons – pour rien, pour rire - cette liste d’éléments indésirables qu’on pourrait éradiquer de notre conscience et de nos sens : les vagabonds, les ruines, les étrangers, les gros, les roux, les vieux, les agressions, les supplices, les abus, les policiers, les caméras de surveillance, la pollution.
Question subalterne: que voit-on à la place ? Mais ce qu’on veut, bien sûr : anges, cascades ou porno. C’est au choix.
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun