Saurais-je encore écrire si je me souvenais ? Aurais-je cette audace ? Le souvenir de la création des autres ne castrerait-il pas ma créativité, mon inspiration, mon courage ? Car il en faut, du courage, pour écrire. Quand on lance sa plume au milieu de la flotte universelle et atemporelle des œuvres écrites et à écrire.
Mais moi, j'oublie. Alors, que m'importe !
Je suis seule.
Et mon texte est toujours le premier.
Type de document : DJ's classes : récits variables
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Le numérique s’apparente à l’eau car, comme l’élément liquide, il est "ailleurs", dérive, menace de noyade et d’immersion, il est aussi "passage" vers d’autres rives ou possibilités de communication. Il porte ainsi la dualité bénéfique/néfaste constitutive, selon Monsieur Bachelard, de la "matière poétique" (joies et peines).
Je considère et traite également le baroque comme une matière poétique dans son ambivalence entre la touchante irrégularité et l’insensée bizarrerie, dans son oscillement entre songe et réalité.
Numérique et baroque hantent mes références imaginaires et – curieusement –se rejoignent.
Type de document : DJ's classes : récits variables
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun