L'engagement, c'est l'implication complète de soi dans la communication vis-à-vis des gens, dans la rencontre. C'est un défi extraordinaire à Paris parce qu'à Paris, les gens ne se parlent pas, y compris dans le même immeuble .
Pour moi le Paris de l'avenir c'est justement le Paris de la convivialité, du partage. C'est ça le vrai challenge : vivre ensemble aujourd'hui dans une capitale au passé fabuleux pour mieux construire demain.
Qu'importe la beauté de la ville - et Paris est probablement la ville la plus belle du monde- si le déficit de partage en ternit l'éclat ?
Mais j'y crois, je crois au partage. Nous sommes dans une période de renouveau. Un vrai Printemps.
Je suis très optimiste.
A l'Homme des Montagnes
Type de document : correspondances
Auteur fictif : Fanfan
Auteur réel : anonyme
Provenance du texte : Printemps de la Démocratie
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Il Dottore Pi, qui est ma référence absolue en matière de sciences naturelles, m'a raconté les Epeires diadèmes : l'Epeire diadème pond, elle vide son ventre, elle fait son cocon. Elle meurt.
Le cocon est superbe. Il a une forme de montgolfière inversée et ressemble un peu - mais en plus chamarré - aux alvéoles que font les guêpes. Haubané, il est constitué de soies de natures différentes. L'Epeire diadème le tapisse d'une toile rousse très frisotée, crépue. Une bourre. Puis elle referme le tout avec un opercule.
Le dispositif est trois fois plus gros qu'elle. Elle l'abandonne, épuisée.
Et, au printemps, les œufs éclosent : à la faveur d'une variation hygrométrique, la capsule éclate et toute la bourre explose en propulsant les araignées vers l'extérieur. Elles sont alors très vulnérables. C'est pourquoi la nature a inventé, pour les protéger, un parachute ascensionnel : chaque araignée sécrète un fil de soie, ce fil de soie s'allonge et capte le moindre souffle d'air qui monte vers le haut, depuis le sol chaud. Il flotte verticalement et entraîne l'araignée qui s'envole.
On les appelle les fils de la vierge.
Il me semble me souvenir d’une légende cimmérienne où un Gardien des Nœuds, quand il décodait les tapis et clamait le Récit, s’envolait vers l’origine, la Cimmérie, sur des fils de lumières qui s’élevaient à l’infini. Le Gardien Epeire Diadème.
Type de document : DJ's classes : études cimmériennes
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun