ENS Louis-Lumière. Intérieur.
A l’entrée, une urne en bois pour récupérer les piles usées. Borne du royaume optico-sonore des appareils photo/audio/vidéo tendance bobo.
Linoléum gris encapsulé de milliers de cercles façon “salle d’attente d’hôpital“, mobilier années 60, hublots de navire, briques de verre.
« Ne jetez plus vos déchets musicaux », exhorte l’affichette artisanale, « optez pour le recycl-o-tron. » Vrais ou faux DJ’s, ces mixeurs de sons ?
Plus loin dans le bâtiment, depuis la passerelle qui relie les deux ponts, une vue kimérienne : une vieille machine à coudre avec pédale et plateau, une table de ping-pong sans axonométrie, des chaises d’école pieds dessous - pieds dessus, une armoire rococo massive et un évier en inox les fesses à l’air. Coloris délavés et brumeux d’un film de Genet.
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : CL
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Les émotions et les enjeux décrits par Madame Duras, bien souvent, me coupent de la magie de sa lettre. Je n'aime pas ses personnages. Jamais. Ils me sont inconnus. Ou presque.
Parfois un ressenti suspendu entre deux vides m'accroche. Adhérence si totale que j'aspire tout le reste jusqu'à — non pas l'ivresse — mais l' « éculement ».
Peut-être. Peut-être aussi parce que dans le miracle de ses transgressions, je ne perçois aucune tendresse. Seulement la dissection.
Je me donne à Madame Duras dans un masochisme intense. Celui d'un corps qui recherche le plaisir dans la douleur. Douleur de ne pas appartenir à. Jubilation jalouse.
Jalouse de Duras et de Baricco.
Type de document : DJ's classes : études comparées
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun