l'été est fini

Mon Amour, tu me manques.

Je ne chercherai pas de ces mots séducteurs pour te le dire. Pas même dans la simplicité. Non. Aucun. Rien.

Tu me manques, c'est tout. Totalement, trop fort, depuis trop longtemps.

Je ne dirai rien de plus, rien de mieux.

Je suis lasse des formules et des lettres. Je veux te voir, respirer ton odeur de thé vert bercée de sueur, me perdre de joie dans ta beauté souple et rare, rejoindre ton corps de berger maltais (ah cet oriental exigeant, intransigeant et mystérieux qui règne en toi, tes origines...), dormir les jambes entremêlées, les tiennes si longues, ta main contre ma paume relevée, dans cette pose saturée d'amour dans laquelle nous finissons toujours par nous assoupir, apogée d'un tango silencieux.

Je ne peux pas venir pour l'instant dans les Alpes. Le travail, la rentrée. Et puis tu sais que, ces derniers temps, je n'aime plus voyager, prendre le train, quitter Paris. Mon centre d'inertie...

Mais toi, mon Trésor, pourquoi restes-tu encore ? L'été est fini ... Reviens.

à l'Homme des Montagnes


Type de document : correspondances

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : CL

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sortants

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ne crois pas

Ne crois pas que savoir ce qui se passe quelque part t'autorise à le comprendre.

Les événements n'existent jamais par eux-mêmes. Ils sont un nœud du réseau à la confluence de l'histoire, passée et à venir, de la culture, du lignage et de la globalité instantanée.

Malgré tout, il faut agir. N'est-ce pas ? Choisir, décider. Respecter ce qui nous échappe et affirmer ce qui nous motive. Mouvement paradoxal qui ne trouve qu'une seule issue : le doute.


Type de document : DJ's classes : classes générales

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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