voix II : il est deux heures du matin
voix I : à la lueur d’une flamme
voix II : dans des fumées de cèdre
voix I : le Capitaine calque les derniers graphes de son odyssée
voix II : les premiers
voix I : il est deux heures
voix II : dans un abysse numérique
voix I : océane
voix II : Loula retrouve sa voix
voix I : et se questionne
voix II : il est deux heures, déjà demain
voix I : Pierre rêve près de sa femme
voix II : il revoit Lou sur le quai
voix I : la devine
voix II : se réveille
voix I : allume son ordinateur et dans le lac de l’écran
voix II : distinctement la reconnaît
voix I : il est deux heures et c’est la nuit
voix II : la tête du Capitaine se relâche
voix I : elle respire
voix II : elle songe aux feux qu’elle a domptés
voix I : aux tipis, aux cascades,
voix II : à ses explorations
voix I : elle songe à sa fille,
voix II : à ses sœurs, à son frère, son cousin, son streetshaman
voix I : et elle soupire
voix II : soulagée
voix I : le combat va commencer.
Type de document : chants du chœur
Auteur fictif : Voix I & Voix II
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : 1
Textes satellites : aucun
Carte d'un jeu d'indices
Catégorie : représentation/divertissement
1. Je débute par une rencontre amoureuse sur les grands boulevards.
2. Je me déroule dans les théâtres et dans les rues.
3. Je parle d’hommes et de femmes qui se croisent, se séparent, se retrouvent et se manquent.
4. Je montre la vérité nue dans un tonneau.
5. Je mets en scène des truands et des artistes.
6. Je crois au destin.
7. Je suis le chant des amours impossibles entre une fleur rouge et un pierrot blanc.
8. Parfois la fleur rouge se change en statue de pierre.
9. Une étincelle ? Oh ! une toute petite lueur ...
10. Je raconte l’histoire d’un comédien qui dut apprendre la jalousie.
11. Je raconte l’histoire d’un mime qui dut apprendre la résignation.
12. Le mal existe et il peut fasciner le beau sans le corrompre.
13. Le bien existe et il est bien triste.
14. Paris est si petit pour ceux qui comme nous s’aiment d’un aussi grand amour.
15. J’ai transformé le père de Vidocq en lion.
16. Je raconte l’histoire d’une femme qui n’avait que sa beauté et sa simplicité.
17. Je suis le plus beau des poèmes de Prévert.
18. "Boulevard du crime", de quel crime ?
19. Je suis une ode au paradis et à sa progéniture.
20. Je termine par une poursuite amoureuse sur les grands boulevards.
Type de document : DJ's classes : récits variables
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun