extirpé

Je ne t'ai pas quitté,
je t'ai extirpé.
De moi, mon corps, mon âme,
mon destin.
Ce fut, c'est, comme m'arracher un organe encore vivant
peut-être vital,
comme dévier non pas une rivière ni un fleuve,
mais un océan.
Là où nous tracions une route,
désormais
il n'est qu'un ravin
et il plonge dans le néant.
Mais je me tiens droite.
Je connais ces territoires
et je poursuis mon voyage
(vois-tu
je sais que tu m'attends).


Type de document : chants des griots

Auteur fictif : Loula-Ludivine

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : CL

Référence : Victor Hugo. Demain, dès l'aube...

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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Virilio

Monsieur Virilio nous apprend que les images enregistrées et projetées ne sont pas les descendantes directes de la peinture mais celles de la lumière électrique, que les objectifs et caméras en tout genre ne remplacent pas les pinceaux mais les lunettes : les technologies d’enregistrement et de projection servent à voir, pas à faire semblant.

Comme la lumière montre ce que le noir cache, ces technologies montrent ce que le temps et/ou la distance ne nous permettent pas de voir et d'entendre ; d'une certaine manière elles font comme si le temps et l'espace n'existaient pas et que seuls existaient l'ici, le point où je suis, et la vitesse qui me donne l'image que j'attends.

Je ne bouge plus et tout vient à moi. Je deviens le centre de tout. De tout ? En tout cas pas du réel, le réel qui prend forme dans le relief. Je deviens le centre d'un imaginaire qui habite la surface plate des écrans.

(remix 47)


Type de document : chants des griots

Auteur fictif : Anonyme

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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