Rubrique "Paroles de Citoyens"
"La Salle du Conseil de Paris :
Extraordinaire.
Grand hémicycle,
belles marches,
fauteuils en velours,
la tribune où siège le Maire de Paris et ses adjoints,
de très grands tableaux.
Tout est très beau.
J'aime que cette salle soit celle de tous les citoyens.
Quand le Conseil de la Jeunesse prend place dans cette salle avec des jeunes qui ne savent pas forcément parler et utiliser un micro, qui ne maîtrisent pas les subtilités du jeu politique, ça me fait vraiment plaisir.
Pouvoir constater que ce lieu-là est le lieu de tout le monde, quelle image...
Il y a aussi la Bibliothèque du Conseil … une bibliothèque comme on peut les imaginer dans les romans de Jules Verne. Avec un étage, un escalier qui coulisse, uniquement de beaux livres reliés.
Et puis, la Salle de Travail des Conseillers ! Avec de petites lampes très jolies, de grands fauteuils, des plafonds à n'en plus finir.
Quand tu vois ça, tu comprends mieux pourquoi il y a un décalage entre politique et citoyenneté. Il faut reconquérir ces lieux pour réduire cette différence."
Disait un jeune homme, Clément, un jour de Printemps, au Palais Omnisport de Bercy, à un streetDJ qui cueillaient des mots pour composer une fresque immense, une fresque de vie, une fresque impressionniste composée de touches, de voix, de personnes réelles et de personnages imaginaires.
Type de document : XIU : journal officiel
Auteur fictif : Le Journaliste
Auteur réel : Clément
Provenance du texte : Printemps de la Démocratie
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
La littérature virtuelle ne désigne pas, comme on pourrait le croire, des livres qui sont lus sur des écrans.
La littérature virtuelle désigne des récits conçus pour exister sous différentes formes.
Des récits qui peuvent être tout à la fois
- des livres imprimés traditionnels ;
- des livres électroniques interactifs (hypertextes) ;
- des installations (labyrinthes, livres urbains ou citéLivres, expositions multi-supports ;
- des jeux dispersants ou "pervasive gaming" (des jeux à cheval entre la réalité et Internet).
Le livre devient virtuel parce qu’il peut virtuellement s’incarner sur n’importe quel support. Il n’est pas virtuel parce qu’il a quitté l’espace du papier et du palpable pour se réfugier dans un écran.
Mais, la notion de livre virtuel renvoie également à une deuxième caractéristique : les textes d’un livre virtuel peuvent être lus dans n’importe quel ordre. Il n’y a pas de début, pas de fin, pas de chronologie. De même, il n’est pas nécessaire de lire tous les textes. On peut lire un texte, dix, cent, mille.
Le livre est virtuel car ses textes peuvent - dans leur ordre et dans leur nombre - se prêter à des combinaisons infinies. Il est virtuel parce qu’il est variable et "fractal"