"Bréviaire méditerranéen" de Predrag Matvejevitch est une chose remarquable [un véritable objet] qui me fascine et qui me tient en respect.
Son écriture m’enroule, m’enlise, me rend languissante et attentive.
Les mots rares s’y succèdent, litanie délectable, conférant au texte une lenteur qui renvoie au temps passant mais certainement pas au temps actif, présent et réel dont parle monsieur virilio.
Douceur méditerranéenne. Indolence nostalgique d’une époque antique [ pré-videoscopique, pré-numérique ].
On retrouve chez matvejevitch ce rythme gidien des nourritures terrestres, un sentiment éthique en plus.
Je devine des références constantes, régulières, chroniques, profondes, qui m’échappent aussi sûrement que les caractères grecs ou les formules de physique. Cette intertextualité raffinée et discrète intensifie la certitude d’approcher le secret, l’inaccessible, l’irrévélé, de la méditerranée, de mes racines.
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
En littérature virtuelle, le remploi ou remix désigne le même mécanisme qu’en musique, c'est-à-dire la récupération ou la transformation de textes qui existent dans un autre contexte.
Mais on peut aussi remixer un personnage, une intrigue, un univers.
Par exemple dans Le Récit des 3 Espaces, un des personnages, Joseph Valet, vient d’un roman de Hermann Hesse ; l’APO, la milice du XIU, vient d’un roman d’Italo Calvino ; la Bibliothèque de Babel vient d’une nouvelle de Borges, etc.
Le remploi ou remix désigne donc deux phénomènes :
1. la récupération de textes qui existent dans un autre contexte ;
2. l’appropriation / le détournement d’éléments narratifs (personnages, intrigues, lieux etc.) qui appartiennent à d’autres "récits".