Le numérique s’apparente à l’eau car, comme l’élément liquide, il est "ailleurs", dérive, menace de noyade et d’immersion, il est aussi "passage" vers d’autres rives ou possibilités de communication. Il porte ainsi la dualité bénéfique/néfaste constitutive, selon Monsieur Bachelard, de la "matière poétique" (joies et peines).
Je considère et traite également le baroque comme une matière poétique dans son ambivalence entre la touchante irrégularité et l’insensée bizarrerie, dans son oscillement entre songe et réalité.
Numérique et baroque hantent mes références imaginaires et – curieusement –se rejoignent.
Type de document : DJ's classes : récits variables
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
En littérature virtuelle, le remploi ou remix désigne le même mécanisme qu’en musique, c'est-à-dire la récupération ou la transformation de textes qui existent dans un autre contexte.
Mais on peut aussi remixer un personnage, une intrigue, un univers.
Par exemple dans Le Récit des 3 Espaces, un des personnages, Joseph Valet, vient d’un roman de Hermann Hesse ; l’APO, la milice du XIU, vient d’un roman d’Italo Calvino ; la Bibliothèque de Babel vient d’une nouvelle de Borges, etc.
Le remploi ou remix désigne donc deux phénomènes :
1. la récupération de textes qui existent dans un autre contexte ;
2. l’appropriation / le détournement d’éléments narratifs (personnages, intrigues, lieux etc.) qui appartiennent à d’autres "récits".