"Bréviaire méditerranéen" de Predrag Matvejevitch est une chose remarquable [un véritable objet] qui me fascine et qui me tient en respect.
Son écriture m’enroule, m’enlise, me rend languissante et attentive.
Les mots rares s’y succèdent, litanie délectable, conférant au texte une lenteur qui renvoie au temps passant mais certainement pas au temps actif, présent et réel dont parle monsieur virilio.
Douceur méditerranéenne. Indolence nostalgique d’une époque antique [ pré-videoscopique, pré-numérique ].
On retrouve chez matvejevitch ce rythme gidien des nourritures terrestres, un sentiment éthique en plus.
Je devine des références constantes, régulières, chroniques, profondes, qui m’échappent aussi sûrement que les caractères grecs ou les formules de physique. Cette intertextualité raffinée et discrète intensifie la certitude d’approcher le secret, l’inaccessible, l’irrévélé, de la méditerranée, de mes racines.
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Un Topos c’est comme un frigidaire dont on sort des aliments différents pour composer un menu.
Le Récit Variable (le réva) c’est le repas qui est préparé et servi en fonction de l’occasion : plateau tv, grand gala ou pique-nique ; repas végétarien, diététique ou gargantuesque ; fast food ou assiette gastronomique
Bon, bien sûr, maintenant il faut appliquer la comparaison à la littérature. En gros, c’est le principe du virtuel et de l’interactivité. Seulement, si on saisit bien le concept en ce qui concerne les jeux vidéo, on a plus de mal avec le reste...mais on y arrive !