j'avance

J’avance. Je ne peux pas reculer. Il n’y a que l’avant, jamais d’arrière. Impossible de me retourner. Le concept même de retour ou de passé est inaccessible. Ceux d’ici l’ignorent. Comment pourraient-ils concevoir l’inconcevable.

Peut-on seulement parler de temps dans cet espace absolument linéaire où l’on est insondablement poussé en avant ?

L’arrêt et le mouvement sont les deux positions.
L’ici et l’ailleurs.
Les lignes avancent parallèles sans jamais se toucher.
Parfois une mutation, une rupture, un saut, une fissure, un effondrement, une aspiration. Pour se retrouver à côté, ni au-dessus ni en dessous, mais toujours plus loin.

Le cheminement se fait côte-à-côte sans se heurter, puis l’on se perd.

Seul le point de fuite, devant. Pas de tectonique. Pas d’axonométrie.
Des simultanéités qui s’ignorent.

Lieu de l’oubli et de l’ignorance. De la solitude et de l’espoir : « plus loin peut-être, je me souviendrai. »

Lieu de promesse : « plus loin peut-être, je serai ici et alors naîtra brièvement l’idée du passé. »


Type de document : journaux de bord

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : CL

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

sortants

> changer les liens

Un topos c'est comme un frigidaire

Un Topos c’est comme un frigidaire dont on sort des aliments différents pour composer un menu.

Le Récit Variable (le réva) c’est le repas qui est préparé et servi en fonction de l’occasion : plateau tv, grand gala ou pique-nique ; repas végétarien, diététique ou gargantuesque ; fast food ou assiette gastronomique

Bon, bien sûr, maintenant il faut appliquer la comparaison à la littérature. En gros, c’est le principe du virtuel et de l’interactivité. Seulement, si on saisit bien le concept en ce qui concerne les jeux vidéo, on a plus de mal avec le reste...mais on y arrive !

.
.
.
.
.
.
.
.
.
.

.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.