Tuileries - tongues à terre en tailleur – il dessine, croquette. Hyper décontract, hyper concentré. Droit devant. Sur le papier. Droit devant. ZigZag Zieutard.
Tuileries - deux copains copinent poliment, lui cinquantaine, elle demoiselle. Exit monsieur.
En moins de deux, tongues à terre aborde demoiselle.
Vous voulez voir ?
Il tourne son bloc vers elle. Jolie non, belle. Très naturelle, en chaussettes, campers posées sur la chaise.
Tuileries - tongues à terre et campers. Lui, à la parole, très volubile. Elle, à l’écoute. Très consentante.
Tuileries – tongue à terre en jette - se penche, effleure la couleur. Longs pinceaux gracieux, noirs-terre du bout des doigts. Croquis simples et fins.
On imagine qu’il sait tenir le corps d’une femme quand il fait l’amour. Simplement et finement. Fait-on l’amour comme on dessine ?
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Cet auteur a écrit ce texte dans le cadre d'un atelier scolaire en 2005. Il fréquentait alors le Collège Poquelin et était en classe de cinquième avec Madame Voisin. Il avait plus ou moins 13 ans.