Pouvoir aller partout vite et aisément, c’est n'être nulle part.
J’ai vécu dans tant de lieux, j’ai vu tant de terres que les paysages ont fusionné et plus rien n’est consistant. L’Equateur, l’Australie, la Californie, les Vosges, les Alpes, la Toscane, Kiméria... je ne sais plus ... je ne sais plus . Le seul espace que je connaisse avec certitude est celui de mon écriture. Pas même celui de ma parole ou de ma pensée. Hors du graphe, je vis dans la contemplation absolue d’un flou total (principe d’incertitude).
Envisagez-vous les séquelles de cette attitude dans mon lien à l’autre, dans mon lien à vous?
Au Dottore Pi
Type de document : correspondances
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Référence : Sénèque (lettre II à Lucilius)
Commentaires : aucun
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Rubrique "Instantanés"
"La fête c'est le meilleur moyen de communiquer,"
dit une jeune fille à la tête de cerf, dans le carnaval qui arrive de la Place des Fêtes.
Une, deux fanfares,
des sculptures qui déambulent,
des enfants avec des costumes
qui tournent et courent
d'une sculpture à l'autre.
"Comment t'as fait ton masque ?"
"J'ai pris un seau en plastique, je l'ai rembourré pour tenir au dessus de la tête et je l'ai décoré avec du papietage. Du papier et de la colle. Un papier un peu spécial mais ça peut être aussi du papier à journal. Et après je l'ai peint."
Juin 2005
Type de document : XIU : journal officiel
Auteur fictif : Le Journaliste
Auteur réel : anonyme
Provenance du texte : Printemps de la Démocratie
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun