( Loula dit : )
A nouveau, je me réveille et je veux réapprendre à vivre. Combien de rêves supporterai-je encore ? Combien de rencontres ? A la fin, finirai-je si décharnée que la lumière pourra me transpercer ? Je l’avais guetté dans les rues, dans les moissons de connivences, dans les pas de ceux que je suivais (à moins que ce ne fussent eux qui me suivaient), je l’avais guetté dans mes troubles, doutes et cauchemars. Pour le retrouver et le perdre encore.
Peut-être dois-je m’attacher à un homme de chair et d’écrits, d’horaires et de béton, d’auto et de métal.
Peut-être dois-je abandonner l’espoir de le revoir et de le garder. Peut-on garder un mirage, une vapeur bleue, un songe d’été ?
Je sais pourtant qu’il faut le rejoindre et retenir au flou de ses yeux ce vertige sans retour et mon sourire trop doux.
Il m’a donné un peu plus d’amour qu’il ne faut
pour mourir et trop peu pour continuer à vivre.
Type de document : chants des griots
Auteur fictif : Loula-Ludivine
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Référence : Sainte-Croix-Loyseau. "Blues". Dépêches au cerf-volant.
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Textes satellites : aucun
C'est la première fois que je viens dans ces fêtes de quartier et c'est génial parce qu'on a l'impression d'être à la campagne et pourtant on est dans une ruelle en plein Paris.
C'est vraiment insolite.
On rencontre des gens de tous horizons et c'est la musique, la fête, le partage. En plus sous un soleil éclatant.
Qui a dit que Paris était triste et anonyme ?
Venez, mais venez aux fêtes de quartiers !
Vous verrez, vous changerez votre vision de Paris et des Parisiens !
Type de document : chants des griots
Auteur fictif : Griot Atuéatwa
Auteur réel : Jérôme
Provenance du texte : Printemps de la Démocratie
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun