Nous nous éloignons de Dakar et nous nous jetons en plein Océan Atlantique. La chaleur augmente car nous approchons de plus en plus de l'équateur. Tout l'équipage est torse-nu. La nuit, le timonier Colleuil s'oriente avec l'Etoile du Sud car nous ne voyons plus l'Etoile Polaire. La traversée dure une semaine. Un jour, la vigie Tiglio crie : "Brésil à l'horizon".
Nous accostons au port de Rio de Janeiro qui se trouve dans la plus belle baie du monde, célèbre pour son pain de sucre et l'immense plage de Copacabana.
En descendant du navire, nous sommes accueillis par les noirs joueurs de samba. Dupuis avec le cuisinier Pirasso se mettent à danser au rythme de la samba, accompagnés par les battements de mains de tout l'équipage. Les mousses Zoubin et Gimenez voulant imiter leurs chefs se mettent à gambader et tombent à l'eau. On les repêche tout dégoulinant. Heureusement que le chaud soleil tropical a vite fait de les sécher !
Comme nous sommes en février, nous assistons au Carnaval. Le Carnaval est meurtrier, beaucoup de gens s'épuisent à force de danser ou bien s'étouffent.
Le Brésil est le pays de la danse et des musiques de jazz.
J'ai appris pourquoi on appelle ce pays le Brésil. Les portugais furent attirés vers cette terre par son bois spécial de teinte très rouge auquel ils donnèrent le nom de brasil, c'est à dire couleur de braise. Le pays devint le pays du brasil puis simplement, Brésil.
(1969)
Type de document : journaux de bord
Auteur fictif : Sgarideni
Auteur réel : scolaire
Provenance du texte : Ateliers scolaires
Référence : Nice - Sainte-Hélène - CE2- 1971
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
ENS Louis-Lumière
Depuis la gare RER
Suivre la flèche
Blanche
Sur fond bleu.
Fond bleu des illusions
numériques.
Décor virtuel.
Indice :
Ici, on bascule, tu bascules, nous.
Raser le quai
Descendre dans le tunnel.
A la sortie du tunnel
Un marché inattendu.
La cité en arrière plan.
Bien sûr.
Paraboles
Béton saumoné.
Ici, décor réel.
Longer un gymnase
— Gymnase de Champy —
Se laisser saisir par l’odeur
Cette même odeur
Du gymnase de toujours
Des tapis de caoutchouc
Des exercices imposés.
Border
L’Institut Francilien d’Ingénierie
Et sa bibliothèque technique
— livres et fascicules —
Palper l’étude.
Regarder l’enfilement de fenêtres.
Appartement de fonction.
Derrière les vitres
Des trophées, des dizaines.
Trônes pour peluches :
Chiots, lapereaux, oursons,
poupées.
Regarder aussi le jardin du gardien
Sans nain mais avec un âne.
Et un caniche noir bien coiffé.
Fin de l’allée
Impasse. Dead end.
Au bout du passage
Un bâtiment
Métal-béton-verre
Allure de vaisseau spatial
Avec 2 ponts et 1 passerelle.
Entrer par la plate-forme d’acier
Le bruit des talons sur la grille.
Abordage.
Arrivée sans départ.
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : CL
Commentaires : aucun
Textes satellites : 1