Tuileries - tongues à terre en tailleur – il dessine, croquette. Hyper décontract, hyper concentré. Droit devant. Sur le papier. Droit devant. ZigZag Zieutard.
Tuileries - deux copains copinent poliment, lui cinquantaine, elle demoiselle. Exit monsieur.
En moins de deux, tongues à terre aborde demoiselle.
Vous voulez voir ?
Il tourne son bloc vers elle. Jolie non, belle. Très naturelle, en chaussettes, campers posées sur la chaise.
Tuileries - tongues à terre et campers. Lui, à la parole, très volubile. Elle, à l’écoute. Très consentante.
Tuileries – tongue à terre en jette - se penche, effleure la couleur. Longs pinceaux gracieux, noirs-terre du bout des doigts. Croquis simples et fins.
On imagine qu’il sait tenir le corps d’une femme quand il fait l’amour. Simplement et finement. Fait-on l’amour comme on dessine ?
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
La plus belle des demeures serait au versant lumineux d'une colline, près d'une cascade, dans l'ombre longue d'arbres tropicaux. Et quand viendrait avril, avec ses pluies sur le bassin …
… je m'étendrais sur le bois de la terrasse pour écouter la saison,
… je me déshabillerais pour danser nue sous les giboulées,
… je lirais dans mon hamac,
… je fermerais les parasols,
… je penserais à Paris, à la Cimmérie, aux terres d'Europe, à la Toscane,
… j'oublierais tout du jeu des perles de verre.
Type de document : carnets personnels
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun