La forme des Halles est indéfinissable !
Je les pense en surface comme une espèce de rectangle :
[ longueur ]
Depuis la bourse jusqu’à Sébastopol [ en passant par Saint-Denis et la Grande Truanderie ]
[ largeur ]
Depuis Rivoli jusqu’à Montorgueil [ en passant par les Lombards et Etienne Marcel ].
Je les sens en relief comme une espèce de cube :
[ profondeur ]
Depuis la terrasse culturelle [avec conservatoire, auditorium, bibliothèque et musée] jusqu’au dernier sous-sol de la dernière sous-galerie [ métro ligne 14? ].
Les différents niveaux des Halles s’étendent sur des aires de configuration et de superficie différentes qui ne se superposent pas avec exactitude.
Il en résulte un lieu sans régularité [ baroque ], à là fois intérieur et extérieur, une topographie troglodyte et montagnarde, un Objet Fixe Non-Identifié [ofni].
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Mon Amour, c'est vrai : je ne peux pas quitter Paris et venir auprès de toi, de tes montagnes, de ton soleil, de tes cyprès, de tes cèdres, dans cette maison de pierres aux grandes fenêtres que j'aime tant.
Mais soyons hônnetes, notre éloignement ne dépend pas seulement de toutes ces très bonnes raisons matérielles que nous évoquons : notre travail, ma fille, nos obligations multiples, nos modes de vie. Nous pourrions trouver des solutions intermédiaires.
Non.
Nous vivons loin l'un de l'autre, tout en le regrettant, car comme Kafka, tu ne sais pas vivre seul et tu ne peux pas vivre avec d'autres.
Et peut-être suis-je moi aussi dans la même situtation.
à l'Homme des Montagnes
Type de document : correspondances
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : CL
Référence : M. Blanchot - L'espace littérair- Folio - p.77
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun