les îles de paris

L’île Saint-Louis et l’île de la Cité étaient - avant leur aménagement à l’âge d’or - le lieu des rendez-vous coquins, le territoire des lavandières et la retraite élue par le roi Louis IX pour ses méditations.

A l’époque, on distinguait l’îlot Notre-Dame de l’îlot Vache. Pour s’y rendre, pas de pont ! La traversée s’effectuait par bac.

Au premier tiers du 17ème siècle, Paris connut une vaste campagne de construction à laquelle nous devons le Marais et la Place des Vosges. Henri IV décida d’étendre cette politique urbaine aux îlots mitoyens.

L’entreprise fut ardue puisqu’il fallut, d’une part, combler le canal qui séparait les deux îlots et, d’autre part, pour éviter les inondations, bâtir trois niveaux de cave et de maçonnerie sur les quais nord et sud.

Le plan orthogonal de l’île Saint-Louis laisse présager du prochain classicisme versaillais (antibaroque attitude) . D’ailleurs de nombreux architectes et artistes firent leurs preuves sur l’île avant de se voir confier des travaux dans la grandiose entreprise immobilière du roi soleil.

Bien sûr, la migration de la cour à Versailles entraîna la désaffection des deux quartiers auparavant si cotés.

Signalons que les plus beaux hôtels de l’île se trouvent sur le quai nord car, au 17ème siècle, on ne s’attachait pas tant à la luminosité des pièces qu’à la préservation des précieux salons lambrissés et de leur mobilier.


Type de document : streetchroniques

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

sortants

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comme Kafka

Mon Amour, c'est vrai : je ne peux pas quitter Paris et venir auprès de toi, de tes montagnes, de ton soleil, de tes cyprès, de tes cèdres, dans cette maison de pierres aux grandes fenêtres que j'aime tant.

Mais soyons hônnetes, notre éloignement ne dépend pas seulement de toutes ces très bonnes raisons matérielles que nous évoquons : notre travail, ma fille, nos obligations multiples, nos modes de vie. Nous pourrions trouver des solutions intermédiaires.

Non.

Nous vivons loin l'un de l'autre, tout en le regrettant, car comme Kafka, tu ne sais pas vivre seul et tu ne peux pas vivre avec d'autres.

Et peut-être suis-je moi aussi dans la même situtation.

à l'Homme des Montagnes


Type de document : correspondances

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : CL

Référence : M. Blanchot - L'espace littérair- Folio - p.77

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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