Les vortex semblent être réglés sur la fréquence vibratoire des habitants d’Erel. C'est-à-dire qu'ils ne transportent que des Eréliens.
Toutefois, il arrive que des Kimériens parviennent à les utiliser pour quitter leur univers et venir dans le nôtre. Le fait est rare et mystérieux, quasi miraculeux car, normalement, aucune matière onirique ne peut garder sa consistance dans le réel.
Une ébauche de réponse peut cependant être envisagée quand on comprend que les Kimériens nous considère nous, les Eréliens, comme des être de fiction. Evidemment.
On commence, par ailleurs, à rencontrer également dans Kiméria des entités de Numer. Mais, l'exploration de l’espace abstrait en est encore à ses balbutiements et il nous est difficile de reconnaître les Numériens et de les distinguer des Kimériens.
Certains joueurs doutent d’ailleurs de l’existence des Numériens. Une entité abstraite ne leur parait pas vraisemblable.
Il faut dire que la téléportation dans la face caché de Numer a toujours été réservée à quelques joueurs chevronnés et que les témoignages sont peu nombreux de ce monde plus que mystérieux pour la plupart des voyageurs.
Certains croient d’ailleurs que le Père de tous les Récits, qui est peut-être une Mère, réside dans Numer. D’autres parlent d’un quatrième espace où il / elle résiderait. D'autres affirment qu'il / elle est une métaphore de ce quatrième espace.
En matière de croyance, chaque DJ doit faire ses choix.
Type de document : DJ's classes : l'art du voyage
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Mon Amour, tu me manques.
Je ne chercherai pas de ces mots séducteurs pour te le dire. Pas même dans la simplicité. Non. Aucun. Rien.
Tu me manques, c'est tout. Totalement, trop fort, depuis trop longtemps.
Je ne dirai rien de plus, rien de mieux.
Je suis lasse des formules et des lettres. Je veux te voir, respirer ton odeur de thé vert bercée de sueur, me perdre de joie dans ta beauté souple et rare, rejoindre ton corps de berger maltais (ah cet oriental exigeant, intransigeant et mystérieux qui règne en toi, tes origines...), dormir les jambes entremêlées, les tiennes si longues, ta main contre ma paume relevée, dans cette pose saturée d'amour dans laquelle nous finissons toujours par nous assoupir, apogée d'un tango silencieux.
Je ne peux pas venir pour l'instant dans les Alpes. Le travail, la rentrée. Et puis tu sais que, ces derniers temps, je n'aime plus voyager, prendre le train, quitter Paris. Mon centre d'inertie...
Mais toi, mon Trésor, pourquoi restes-tu encore ? L'été est fini ... Reviens.
à l'Homme des Montagnes
Type de document : correspondances
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : CL
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun