Après avoir fait quelques pas à peine, ils arrivèrent sur la grande place du marché, qui était particulièrement pittoresque. Les maisons, tout autour, étaient en dentelles de sucre. Il y avait des balcons à tous les étages, et au centre de la place se dressait un grand obélisque blanc, en pièce montée, autour duquel jaillissaient, de quatre fontaines merveilleusement sculptées, de l'orangeade, de la limonade, et autres délicieuses boissons sucrées ; le bassin était rempli d'une crème des plus appétissantes. Mais ce qu'il y avait de plus ravissant, c'étaient les adorables petits personnages surgis en foule de toutes parts, riant, chantant et plaisantant, ceux-là mêmes qui faisaient le joyeux tapage que la petite fille avait entendu de loin. Il y avait des dames et des messieurs aux splendides atours, des Arméniens et des Grecs, des Juifs et des Tyroliens, des officiers et de simple soldats, des prêtres, des bergers, des clowns, tout autant d'individus différents qu'il en existe sur la Terre.
Type de document : chants des petits griots
Auteur fictif : Miss Tigri
Auteur réel : Hoffmann
Provenance du texte : Liste de l'éducation nationale
Référence : Casse Noisette
Commentaires : aucun
Textes satellites : 1
Oui, oui, oui ! J’adore la fontaine de Beaubourg !
D’abord à cause des bouches d’aération version terres-neuves (elles me font penser à Anita Conti, superbe poète et photographe de l’anodin-pêcheur, Anita qui disait : "la vie te donne ce que tu lui arraches") .
Et puis j’aime les bateaux ! Les bateaux-fiction, pas les vrais, ceux qu’on écrit ou qu’on dessine, pas ceux qui voguent et qui s’en vont – e la nave va.
Ensuite, à cause des couleurs et puis aussi à cause des mobiles futiles: des lèvres rouges, un pédalo-escargot, une spirale esclave, une clé de sol pour fausses notes, un serpent qui fait pas peur, un alambic trictric, une tête de mort sur squelette noir et plein d’autres choses encore très rigolotes mais que je n’arrive pas à relire : j’ai vraiment écrit comme un pied ce mardi d’octobre où je me suis promenée autour de Beaubourg ... Il faudra que j’y retourne ... et puis non ! Voilà ! C’est comme ça ! Vous n’avez qu’à prendre ma fontaine avec ses erreurs de transcription dues à mon écriture de cochon ! Après tout, ici c’est Paris-fiction ! Pas le vrai Paris…
Type de document : chroniques de Kiméria
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun