[Un recueil] est un ouvrage qui réunit des écrits et/ou des documents.
Il existe des recueils de toutes sortes parfois qualifiés de noms succulents :
- morceaux choisis : florilège, chrestomathie, choix, anthologie
- lettres : correspondance
- fables : fablier, ysopet, bestiaire
- pensées et essais : mélanges, variétés
- bons mots : ana
- sottises : sottisier
- documents et données : archives, cartulaire, chartrier, corpus, mémoire, miscellanées, spicilège, catalogue, registre
- droit et jurisprudence : bulletin, code, coutumier, digeste
- faits historiques : annales, chroniques
- renseignements : répertoire, manuel, lexique, almanach, fichier, index, inventaire,
- recettes et formules : codex, formulaire, grimoire
- prières : bréviaire, missel, office, psautier, abrégé, bref
- cartes : atlas, portulan, plan
- iconographies : album, keepsake
- poèmes : -
Les nouveaux bréviaires sont tout cela à la fois. Ils ne distinguent pas les genres. Ils ne les mélangent pas non plus. Ils associent les documents, les thèmes et les styles dans un système organisé en réseau, dans une ubiquité et une simultanéité de renseignements et d’évocations. Ils sont le genre moderne par excellence, représentatif de l’influence de l’organisation mentale héritée des NTIC et du numérique. Ils ne jugent pas : ils présentent autant les sottises que les pensées, les règles que les fables mais ils le font avec ordre, composition et méticulosité.
Type de document : DJ's classes : récits variables
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Oui, oui, oui ! J’adore la fontaine de Beaubourg !
D’abord à cause des bouches d’aération version terres-neuves (elles me font penser à Anita Conti, superbe poète et photographe de l’anodin-pêcheur, Anita qui disait : "la vie te donne ce que tu lui arraches") .
Et puis j’aime les bateaux ! Les bateaux-fiction, pas les vrais, ceux qu’on écrit ou qu’on dessine, pas ceux qui voguent et qui s’en vont – e la nave va.
Ensuite, à cause des couleurs et puis aussi à cause des mobiles futiles: des lèvres rouges, un pédalo-escargot, une spirale esclave, une clé de sol pour fausses notes, un serpent qui fait pas peur, un alambic trictric, une tête de mort sur squelette noir et plein d’autres choses encore très rigolotes mais que je n’arrive pas à relire : j’ai vraiment écrit comme un pied ce mardi d’octobre où je me suis promenée autour de Beaubourg ... Il faudra que j’y retourne ... et puis non ! Voilà ! C’est comme ça ! Vous n’avez qu’à prendre ma fontaine avec ses erreurs de transcription dues à mon écriture de cochon ! Après tout, ici c’est Paris-fiction ! Pas le vrai Paris…
Type de document : chroniques de Kiméria
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun