J’ai pour principe de faire et comprendre : l’induction est mon mode opératoire ; je ne crois rien sans le tester, et encore.
Ainsi cette odyssée a inventé seule ses propres règles, contraintes et protocoles, je n’ai été que dans l’obéissance d’une impulsion (besoin ), d’une écoute, d’un mouvement du corps.
"Capitaine L. est une rebelle" dit-on ... une rebelle ? Je ne connais pourtant que l’obéissance à la loi. La loi du récit, celle que dicte le livre à venir, n’en déplaise à tous ceux qui clament que le media est le message, que rien n’existe avant le mot ou encore que le sens et le symbole sont morts ... Oui. une rebelle. J’ai rejoint la résistance en territoire ennemie : j’infiltre les adeptes du tout numérique et je me bats, je me bats pour le sens et pour la métaphore.
Type de document : DJ's classes : récits variables
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
On pourrait imaginer qu’ils se sont parlés, qu’ils ont joué, qu’ils ont ri. On pourrait croire que tout de suite ils ont eu envie de se prendre par la main et d’oser un baiser doux et gentil. On pourrait penser qu’ils se sont dit leur nom. Que Loula, Ludivine, Coquine a montré sa collection d’objets égarés et que P’tit Gars a révélé son album de clichés rétiniens.
Mais d’habitude, quand on imagine, on croit et on pense, on se trompe. On ferait mieux d’attendre d’être informé. Et encore ! Par des sources multiples, autonomes et fiables.
Alors ! ? S’est-on seulement renseigné sur la crédibilité et le sérieux de ce chantre qui a la prétention de rapporter une histoire ? Qui est-il en réalité ? Que sait-on exactement de lui ?
Il prétend être une femme mais ! Ce ne sont pas quelques petits accords au féminin qui suffisent à constituer une preuve et à bâtir une certitude ! Surtout pas en matière de fiction !
Rien ne certifie, qu’en fait, il ne s’agisse pas d’un "drague couines" littéraire, d’un travesti des papiers, d’un fraudeur de genre. Bien au contraire ! Le substantif "chantre" appartenant à la catégorie des noms communs masculins, ceux qui l’endossent deviennent raisonnablement, logiquement et forcément des hommes.
[décret n°4732 alinéa 52 du code civil des "on dit" de la 5ème république littéraire bananière].
Type de document : chants des griots
Auteur fictif : Griot Farceur
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun