On peut croire qu’avec les années notre pensée évolue et mûrit, que des nouvelles rencontres, plus complexes, fines ou modernes, détrônent les anciennes.
Peut-être.
Mais, il me semble revenir toujours et sans cesse [Pénélope complexe] aux mêmes voix qui m’ont émue, dans lesquelles j’ai reconnue - élaboré - ma subjective intimité, qui me l’ont révélée.
Certains êtres sont de la même intuition.
Monsieur Bachelard, je vous rejoins, depuis la première fois où j’ai effeuillé votre "poétique de la rêverie" à 17 ans, dans ces espaces créatifs auxquels vous m’avez – vous seul – initié.
D’ailleurs, si je n’ai jamais supporté l’enseignement d’un maître ou d’un professeur dans le monde réel, c’était parce que, grâce à vous, dans l’univers poétique, j’avais appris à accéder aux plus grands …
A Gaston Bachelard
Type de document : correspondances
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
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Textes satellites : aucun
Neruda amoureux, parfois je t’envie d’être homme, d’oser dire à celle que tu aimes, belle forcément, "tu me plais quand tu te tais".
Comment t’en vouloir ? Tes vers tombent sur mon âme comme la rosée sur la terre crépusculaire et je balbutie à tous mes souvenirs absents, à tous mes P’tits Gars inconsistants "je ne t'aime plus, c'est certain mais si, peut-être, si, peut-être que je t'aime encore".
A Pablo Neruda
Type de document : correspondances
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
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