Tribut Baricco
Tu touches l'âme. A la façon de Bach. Les lignes mélodiques se reprennent, congruentes et divergentes. Toujours dans un rythme secret qui fait écho au centre de tout.
Tu relèves du génie et en même temps tu uses d'un filon débusqué, grand filou, chercheur d'or poétique. A la façon de Goldmann (Jean-Jacques) qui a compris la mélodie du bonheur mélancolique.
Je n'arrive pas à me décider pourtant : nous entraînes-tu vers un passage ? Ou joues-tu des cordes de notre âme juste pour la faire chanter. Un instant à peine.
D'accord. Sentir son âme chanter, un instant à peine, c'est déjà un miracle. Un samadhi (uncle sam a dit ?).
Une réparation.
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Finalement, tu as été mon choc.
Ni plus ni moins.
Un épisode qui m'a rappelé que les hommes sans voyage sont dépourvus de profondeur.
Une surface fuyante où mon regard glissait sans percer.
Des baisers sans saveur.
Des ébats vides et insensés.
Un pur mensonge pas même une illusion.
Fallait-il que tu viennes ?
Fallait-il que tu aspires à percer mon territoire irrationnel et singulier ? Fallait-il que tu feignes ?
Tu ne m'aimais pas.
Je ne t'aimais pas non plus.
Ainsi étais-tu toi aussi mon déni.
Mais au moins, tu n'étais pas mon infidélité...
Type de document : carnets personnels
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : CL
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun