Rubrique "Paroles de Citoyens"
Il n'y a pas d'événement fondateur dans ma génération. Ceux qui ont vingt ans. Nous n'avons pas d'icône, pas de moment spécial, pas de symbole particulier. Nous avons des événements éparpillés.
L'engagement pour nous passe forcément par des voies nouvelles. Plus citoyennes. Très ancrées dans l'action, le local, la participation. Une affirmation de notre appartenance.
Le Conseil de la Jeunesse, c'est accès libre, entrée libre. C'est vraiment ouvert à tous. Qu'on soit un homme, une femme, un français, un étranger, qu'on soit handicapé ou pas. N'importe qui, entre 13 et 25 ans, peut venir donner son avis.
Le Conseil Parisien de la Jeunesse, c'est plus compliqué. Il est constitué de délégués élus dans chaque arrondissement.
Une jeune femme au POPB, le 18/06/05
Type de document : notes et travaux
Auteur fictif : Le Journaliste
Auteur réel : anonyme
Provenance du texte : Printemps de la Démocratie
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Avez-vous remarqué qu’il existe une sociologie de la presse des salles d’attente ?
- chez les notaires, des revues de yachting ou de golf : "faites-moi confiance, je suis riche".
- chez les psys, des catalogues d'enchères : " au bout de dix ans d'analyse trihebdomadaire à dépassement d'honoraires non remboursé, vous m'avez déjà aimablement offert un appartement. Avant votre nouvelle séance, je vous en prie, admirez les prochaines œuvres d'art que vous allez m'acheter ! Après tout, nous sommes entre gens cultivés".
- à côté de ça, La Revue des Montres de mon dentiste pourrait ressembler à une preuve d’humilité mais ne vous y trompez pas ! Elle révèle seulement sa jeunesse : la trentaine "Je débute ma carrière. Pour l'instant, je m'intéresse aux montres. Dans quelques milliers de couronnes et d'implants, on passera aux voitures de course" ;
Faut-il préciser que je déteste les dentistes ? Je suis complètement phobique / névrotique / résistik - depuis toujours - depuis la première fois - j’avais 6-7 ans - je ne comprends pas d’où nous vient ce courage d’ouvrir nos lèvres et de nous en remettre à un inconnu.
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun