Ligne 14, BNF, des pas de pvc violets guident les miens, l'odeur du métro, évanescente comme celle de la fleur de sureau, presque absente, presque désagréable, m'emporte dans le gouffre, où chaque moment est une frustration.
Le flux m'éloigne des visages que je croise, les affiches n'ont pas l'occasion d'être lues, le quai égrène sporadiquement des sièges inconfortables, où sont condamnés à rester ceux qui ne sont pas en transit.
S'habituer à marcher. Vite. Monter. Descendre. Stopper net.
Apprécier à peine cet arrêt sur image.
Entrer. Vite. S'asseoir. Céder sa place.
Trouver un appui précaire, tandis que le roulis nous passe au tamis.
Sortir. Vite. Monter. Descendre.
Tourbillonner jusqu'à lair libre.
Promiscuité factice.
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Fanfan
Auteur réel : poisson soluble
Provenance du texte : Participation
Commentaires : 1
Textes satellites : aucun
Hypothèse n° 1
L’hypertexte est créé par le lien : à l’origine électronique, il se dissémine dans l’espace réel : il devient vecteur de transmission : il envahit le papier et la ville : le concept de "citéLivre" est une colonisation du réel par les mécanismes du numérique [remix d’une série culte] [les envahisseurs viennent du numer-espace] -> moi, le scripte, je suis une vendue.
Hypothèse n° 2
L’hypertexte est créé par le lien : à l’origine électronique, il est détourné par l’espace réel : il restitue au papier et à la ville sa puissance topographique : il sauve l’espace menacé par le temps à l’ère des NTIC : il devient arme de résistance au tout numérique / binaire [remix d’une série culte] [Star Trek lutte contre les Cyborgs] -> moi, le scripte, je suis une héroïne de la résistance.
Mais
Hypothèse n°3
Le Topos n'est pas un hypertexte et je n'ai pas besoin de me poser toutes ces questions.
Type de document : carnets personnels
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun