Je reprends une de vos remarques. Je ne suis pas d'accord avec vous : non, les papiers dans la pochette de mon carnet noir ne sont pas des paperolles. Ce sont des oublis.
Mais - comme de coutume - ma contestation confirme votre intuition : les paperolles que Monsieur Proust ajoutaient à ses carnets pour compléter ses écrits annonçaient les procédés d'organisation au sein des espaces virtuels littéraires.
Comme des "remix", les paperolles viennent étoffer la narration. Ils réécrivent interminablement des épisodes du récit. En inventent des nouveaux. En détaillent des anciens.
Transformation / expansion permanente.
Type de document : correspondances
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Magnifique quatrième, rive droite dans toute sa splendeur et sa folie !
Dans le quatrième, tout est possible : on danse, on mange, on fait la fête, on étudie, on célèbre l’art, on se promène, on s’arrête, on vit le jour, on vit la nuit : le quatrième c’est tout Paris !
Gay, straight ou bi, sérieux ou futile, rangé ou dérangé, curieux ou blasé, religieux ou laïque, égoïste ou civique, XIU mercenaires ou streetforce DJ, classique ou mégamoderne, qui ne trouve une raison de s’y exalter ?
Du Châtelet à la Bastille, du Centre Pompidou à l’île Saint Louis, de Notre Dame à la rue Des Rosiers, de Saint-Michel à Beaumarchais, sans oublier la Place des Vosges, l’Arsenal, le Marchés aux Fleurs, le Marché aux Oiseaux, l’Hôtel de Ville et l’Hôtel Dieu : mais s’il fallait vivre une quarantaine, un siège ou un Décaméron, c’est ici que je demanderais à être enfermée de mon plein gré!
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun