Je n'ai plus goût à rien, vois-tu.
À rien.
Ô, je vis. J'enchaîne les actes.
Du matin au soir. Et le matin encore.
Mais la saveur, l'intensité, la foi ont disparu.
Je n'attends plus. J'agis. Je me souviens.
Étais-je plus heureuse quand
Striée de douleur
Je me suis dissoute ?
Pourquoi m'avez-vous ramenée ?
Pourquoi me suis-je réincarnée ?
Type de document : chants des griots
Auteur fictif : Loula-Ludivine
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
La rêverie des objets décrite par Monsieur Bachelard parmi tant d’autres rêveries (de la pensée, de la volonté, de l’enfance, du mot, du cosmos) est génératrice d’une poésie de l’anodin, poésie simple et urbaine (streetwriting).
Il faut partir de cette amitié avec les choses, vantée par ce magnificateur de la substance, pour atteindre la rêverie du mot qui transforme le familier et le quotidien en textualité : le poète est un maître de l’attention.
[l’attention étant l’expression masculine et active de l’attitude féminine de contemplation.]
Type de document : DJ's classes : récits variables
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun