Bien que le temps d'Erel s’écoule linéairement, il n’est pas linéaire en soi.
Il est sensible aux anachronismes, ces attachements au passé qui nous retiennent fixement en un point révolu que nous refusons de quitter par nostalgie, rancune, douleur ou rage.
Il se prête également à la prospective, cette maladie de l’anticipation anxieuse ou de la rêverie aliénante.
Souvent il s’abandonne à la circularité, nous entraînant sans cesse dans les mêmes enjeux jusqu’à ce que nous les résolvions.
Type de document : DJ's classes : l'art du voyage
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
La rêverie des objets décrite par Monsieur Bachelard parmi tant d’autres rêveries (de la pensée, de la volonté, de l’enfance, du mot, du cosmos) est génératrice d’une poésie de l’anodin, poésie simple et urbaine (streetwriting).
Il faut partir de cette amitié avec les choses, vantée par ce magnificateur de la substance, pour atteindre la rêverie du mot qui transforme le familier et le quotidien en textualité : le poète est un maître de l’attention.
[l’attention étant l’expression masculine et active de l’attitude féminine de contemplation.]
Type de document : DJ's classes : récits variables
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun