Dans la famille Chapelle (18ème) :
— La fille veut danser mais pas sur des airs de guinguette.
— La grand-mère reste assise mais veut voir la fille danser.
— Le père veut un quartier plus animé.
— Le cousin veut qu'on lui parle dans un langage clair pour trouver du travail et payer ses impôts.
— L'oncle veut ce que veut son fils.
— La mère rêve d'un centre commercial.
— Le petit garçon rêve d'une piscine.
— La petite fille rêve d'une plage et d'un Grand Hôtel.
— Le grand-père veut un 18ème cosmopolite.
— Le fils ne veut plus voir les gens mourir du crack.
Mais il y a quelque chose qu'il veulent tous - le père, la mère, l'oncle et le cousin, le petit garçon et la petite fille - ils veulent tous que la Chapelle soit propre.
Bon. C'est sûr. Ils n'ont pas tous la même définition de la propreté.
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Ecriture collective
Provenance du texte : Printemps de la Démocratie
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
La rêverie des objets décrite par Monsieur Bachelard parmi tant d’autres rêveries (de la pensée, de la volonté, de l’enfance, du mot, du cosmos) est génératrice d’une poésie de l’anodin, poésie simple et urbaine (streetwriting).
Il faut partir de cette amitié avec les choses, vantée par ce magnificateur de la substance, pour atteindre la rêverie du mot qui transforme le familier et le quotidien en textualité : le poète est un maître de l’attention.
[l’attention étant l’expression masculine et active de l’attitude féminine de contemplation.]
Type de document : DJ's classes : récits variables
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun