Tu aimes les océans et les mers.
Oceano-mare.
Moi j'oublie qu'ils existent.
Né en mars, tu es un enfant de l'automne. Tu en as les couleurs.
Née en avril, je suis une enfant du printemps. J'en ai les élans.
Fils de l'automne et de l'océan.
Fille du printemps et des villes.
Pourquoi es-tu revenu ?
Il fallait rester dans ce délicieux oubli.
Me laisser te terrer dans ces songes qui n'étaient déjà plus des retenues.
Devrai-je te renvoyer dans l'irréel pour retrouver la paix ? Pour continuer mes voyages et mes solitudes…
Type de document : vers
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
La rêverie des objets décrite par Monsieur Bachelard parmi tant d’autres rêveries (de la pensée, de la volonté, de l’enfance, du mot, du cosmos) est génératrice d’une poésie de l’anodin, poésie simple et urbaine (streetwriting).
Il faut partir de cette amitié avec les choses, vantée par ce magnificateur de la substance, pour atteindre la rêverie du mot qui transforme le familier et le quotidien en textualité : le poète est un maître de l’attention.
[l’attention étant l’expression masculine et active de l’attitude féminine de contemplation.]
Type de document : DJ's classes : récits variables
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun