L’écrit n’est pas plus opaque que le parlé.
L’écriture ne traduit pas l’oralité. Elle ne lui succède pas. Elle ne la précède pas non plus. Elle est une autre façon d'interpréter le monde. Une autre sensation. Une autre perspective. Un autre agencement des signes. Une autre forme de pensée.
Je ne peux même pas l'associer à la lecture.
Le dire, l’entendre, l'écrit, le lu présentent pour moi, chacun, la même distance / opacité face au réel manifesté. Distance qui sépare le mot et la chose. Prisme de ma perception et de ma mentalisation.
Type de document : DJ's classes : récits variables
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : 1
Combien longtemps j’ai patienté avant de saisir ce coupe-papier – qui attendait là, à portée de main, à sa place, rangé – et d’ouvrir - sonores - les pages de ce livre ("l’eau et les songes" de Bachelard) que je crois posséder depuis près de dix-sept ans, reflet d’une lecture et d’une pensée qui attendent, patientes - que ma lente rébellion contre le "savoir" s’amuse et s'use. Mais je ne lirai pas ce livre, non. Je ne sais toujours pas lire ... je le rêverai…
Type de document : carnets personnels
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun