Il m'a retrouvée.
Après tant d'années, il m'a retrouvée.
Et tous ces souvenirs sur lesquels j'avais bâti mon écriture, toute la légende de l'adieu, de la séparation, de l'absolu / l'errance de lui que j'ai vaillament transformée en exploration des 3 Espaces / le déchirement qui est devenu sillon, qu'en restera-t-il ?
Vient-il brandir l'épée incandescente ?
En est-il capable ? En ai-je envie ?
Suis-je prête à oublier que je suis Capitaine ?
A-t-il seulement entendu parler du voyage ?
Peut-il imaginer qui je suis…
Lui-même, est-il …
Je dois faire attention. Trop d'émotions, trop d'obsessions, inhibent ma capacité au voyage. Et, je ne peux pas me permettre de baisser ma vigilance.
Type de document : carnets personnels
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Référence : La Espada Encendida, Pablo Neruda
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Textes satellites : 1
Je ne sais pas pour vous, mais moi, je n’entre pas dans une bibliothèque que je ne connais pas, comme ça.
Je ne suis pas une grellou.
( prononcer le double " L " avec méthode / le terme"grellou" désigne une personne qui s’immisce dans des groupes sociaux déjà constitués avec un aplomb qui dénote non pas une amabilité naturelle mais une hypocrite sympathie. Méfiez-vous des grelloux, ils ont toujours quelque chose de malsain à cacher !) ;
Avant d’entrer dans une bibliothèque, comme avant d’entrer dans une forêt subtropicale, je demande la permission aux esprits des lieux : j’ai besoin de me sentir invitée, acceptée, protégée.
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun