fruit sucré et acidulé

La pomme est un fruit sucré et acidulé.
De couleur rouge ou rose, verte ou jaune, elle varie selon l’espèce.
Ronde et charnue, sa fraîcheur peut pourtant devenir chaleureuse et douce quand on la prépare en compote.
Petite, jaune, sèche, acide, la pomme au couteau est faite pour être dégustée, sa peau est fine et savoureuse.
La pomme de Normandie peut servir à fabriquer le cidre.
Il y a aussi la pomme d’amour pour laquelle on chavire et la pomme d’Adam qui peut nous faire défaillir et tomber dans les pommes. Pour revenir sur terre, il faut alors le jet d’eau froide d’une pomme de douche.


Type de document : notes et travaux

Auteur fictif : Fanfan

Auteur réel : scolaire

Provenance du texte : Ateliers scolaires

Référence : Paris - Hélène Boucher - 2de - 2005

Commentaires : 1

Textes satellites : aucun

sortants

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espace public

Station Picpus-Courteline. Je cours dans le métro. Je suis en retard.

Découvrant une énième campagne publicitaire, abattue, je laisse ma main attraper un carnet et me poser ces questions qui n’en peuvent plus de se taire…

La société crée-t-elle la publicité à son image ou bien se façonne-t-elle à l’image de la publicité ?

Quand 2 femmes en string, topless, sont engagées dans un combat de boxe - plus érotique que sportif - contre un homme en caleçon stretch ; quand 3 adolescents nus sur un canapé se reposent "avant" ou "après" la jouissance et que le sexe de la jeune fille est exposé ; quand un couple se déshabille pour copuler sur du bitume macabre près d’une cuvette de toilette étincelante en vantant la propreté du plaisir ; quand 2 femmes en attirail SM partagent lascivement un sofa : que nous dit-on ?

Que nous vivons dans une société libre sexuellement ou que toute résistance à l’orgie scatologique et pédophile est réactionnaire ?

Nous offre-t-on les images que nous voulons voir ou prépare-t-on de faux "libres consentements" et de vrais abus ?

Le sexe sert-il à vendre ou bien, en fin de compte, omniprésent, ne finit-il pas par devenir ce qui nous est vendu ?

Nos rues, nos bus, notre métro sont-ils désormais le terrain d’évangélisation d’une nouvelle idolâtrie dont l’icône et le culte seraient la sexualité orgiaque et violente bâtie sur l’esclavagisme du féminin ?

A l’heure où adolescents et jeunes adultes rencontrent la pornographie avant l’amour, est-il plus important de préserver l’espace public de la fumée de cigarette que des images sexuellement agressives et intrusives?

La permissivité absolue, le no limit, la fin des tabous ne finissent-ils pas par devenir une dictature ?

Notre passivité et notre silence sont-ils une impuissance, un renoncement, un accord ou de la complicité ?


Type de document : streetchroniques

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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