événement déclencheur

Les thèmes que je choisis pour amorcer la construction du Topos et écrire les premiers éléments ont deux sources : les notes prises dans mon carnet bleu à élastique et les précisions nécessaires à une bonne compréhension d'un élément ou d'une tabula déjà composé.

On pourrait croire que l’origine unique des éléments est le carnet bleu dans lequel des premières notes auraient évoqué un premier thème qui aurait généré l’écriture d’un premier texte et la nécessité d’un premier commentaire. Il n’en est rien.

Il n’y a pas eu de premières notes dans le cahier bleu et il n’y a pas eu de premier texte dans cette odyssée. En revanche, un événement déclencheur a eu lieu à partir duquel tout s’est déployé [et non déroulé].

Tout ?

SIMULTANEMENT- la prescience visuelle, auditive, spatiale, émotionnelle et sensitive de l’odyssée et du Topos – SIMULTANEMENT - l’écriture de plusieurs documents - SIMULTANEMENT - des lectures – SIMULTANEMENT – des rencontres – SIMULTANEMENT - des compréhensions – SIMULTANEMENT – la réconciliation entre les schismes et paradoxes de mon parcours – SIMULTANEMENT – le BESOIN d’aborder certaines questions.


Type de document : DJ's classes : récits variables

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

sortants

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tous les grands livres

Tous les grands livres reliés. Longs, épais, lourds. Toute la sagesse, les mystères, la loi du visible et de l’invisible.

Et sur la page – vaste - les textes se répondent, se complètent, s’expliquent comme si le temps et la géographie n’avaient pas de rôle à jouer dans leur dialogue. Ubiquité et simultanéité. Temps zéro : celui où révélation, quête et transmission fusionnent.

J’ai le souvenir absolu de ces coffres à trésor – coffres à savoir, à identité – je me souviens d’eux avant de me souvenir de moi. Je me souviens d’eux au nom de mon père, de mes grands-pères et de mes ancêtres [du côté des hommes] et je me souviens d’eux au nom de ma sœur [du côté des femmes].

Je me souviens d’eux au nom du Mont Cimmer où toutes les âmes du peuple étaient réunies pour accepter le Récit. Avant que d’être nées, avant que de s’individuer.

Je me souviens d’eux comme si je n’étais qu’une lettre-chiffre [une consonne forcément] dans un peuple-texte qui s’accommode du temps et de l’espace car l’élaboration est son univers. Le paradis épuré de ses voyelles, P-R-D-S, n’est-il pas l’acronyme des quatre niveaux de l’herméneutique? Parole – littéralité ; Retour – abstraction ; Dessein – symbolique ; Subtil – secret.

Depuis toujours je vois et je suis cette grande page où les signes se complètent et interagissent, où un récit n’existe jamais sans un autre qui s'y rapporte car tout exige d’être évalué et situé, car le récit écrit [le Récit] ne prend sens que par le récit oral [l'Autre Récit] qui -à son tour- se prête à la règle de l’incertitude.

Depuis toujours j’hume et je sens ces papiers hérités de ma famille paternelle cimmérienne dont la tradition unique et ancestrale est de fabriquer des codex [imprimeurs, relieurs, éditeurs].


Type de document : DJ's classes : études cimmériennes

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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