lois du réseau 1 à 4

Si on admet que :
La cause de l’acte créatif présent se trouve dans la génération d’une connexion à venir ?

Cela implique-t-il que :

L’ "idée" de la globalité du récit variable [réseau] existe — permanente — et qu’elle dicte sa révélation dans l’acte de construction / composition ?

C’est une possibilité.

La plupart des street DJ's choisissent néanmoins de croire – acte d’engagement – qu’aucun document n’existe avant d’être composé : en d’autres circonstances, il pourrait être différent.

Cela implique toutefois les lois de réseau suivantes :

Loi de réseau n°1 :
Dans la composition particulière présente est intégrée la globalité du réseau inachevé en construction (fractalité).

Loi qui a pour corollaire la loi de réseau n°2 :
Au fur et à mesure que se construit le réseau, il évolue dans sa globalité à venir.

Car loi de réseau n°3 :
C’est par mon choix présent que je décide de la globalité spatiale et réticulaire future.

Et pourtant, loi de réseau n°4 :
L’agencement à venir du réseau inachevé conditionne sa construction et mon acte créatif présent.


Type de document : DJ's classes : les réseaux

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

sortants

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tous les grands livres

Tous les grands livres reliés. Longs, épais, lourds. Toute la sagesse, les mystères, la loi du visible et de l’invisible.

Et sur la page – vaste - les textes se répondent, se complètent, s’expliquent comme si le temps et la géographie n’avaient pas de rôle à jouer dans leur dialogue. Ubiquité et simultanéité. Temps zéro : celui où révélation, quête et transmission fusionnent.

J’ai le souvenir absolu de ces coffres à trésor – coffres à savoir, à identité – je me souviens d’eux avant de me souvenir de moi. Je me souviens d’eux au nom de mon père, de mes grands-pères et de mes ancêtres [du côté des hommes] et je me souviens d’eux au nom de ma sœur [du côté des femmes].

Je me souviens d’eux au nom du Mont Cimmer où toutes les âmes du peuple étaient réunies pour accepter le Récit. Avant que d’être nées, avant que de s’individuer.

Je me souviens d’eux comme si je n’étais qu’une lettre-chiffre [une consonne forcément] dans un peuple-texte qui s’accommode du temps et de l’espace car l’élaboration est son univers. Le paradis épuré de ses voyelles, P-R-D-S, n’est-il pas l’acronyme des quatre niveaux de l’herméneutique? Parole – littéralité ; Retour – abstraction ; Dessein – symbolique ; Subtil – secret.

Depuis toujours je vois et je suis cette grande page où les signes se complètent et interagissent, où un récit n’existe jamais sans un autre qui s'y rapporte car tout exige d’être évalué et situé, car le récit écrit [le Récit] ne prend sens que par le récit oral [l'Autre Récit] qui -à son tour- se prête à la règle de l’incertitude.

Depuis toujours j’hume et je sens ces papiers hérités de ma famille paternelle cimmérienne dont la tradition unique et ancestrale est de fabriquer des codex [imprimeurs, relieurs, éditeurs].


Type de document : DJ's classes : études cimmériennes

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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