Et si j’les zem, les Halles, j’y peux rien. J’aime leurs gueules, j’aime leurs bandes, j’aime leurs locks de rastas, j’aime cette faune à laquelle j’appartiens pas, j’aurais beau essayer, c’est comme ça. C’est comme les blacks, elles sont trop belles avec leur boum qui bounce et leur bouche qui dance tandis que moi j’reste plate. Bonne pour le musée d’histoire naturelle com’dit ma fille.
Ouais, j’voudrais toujours m’y promener, m’en fous des odeurs qui puent derrière les chevaux de bois et des types qui t’branchent avec leurs sondages, leur drogue, leur couteau ou leur stupre. J’donnerais ma vertu pour m’éclabousser à la fontaine des Innocents ou à la cascade Saint Eustache
[ là où une main sans bras tient une tête sans cou ].
D’ailleurs je l’ai déjà donnée.
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Tout ce qui contribue à faire d'aujourd'hui un jour nouveau est nécessaire.
Une problématique fondamentale du Numer Espace est l'effacement du cycle circadien. La nuit et le jour n'existent plus. Il n'y a plus de nouveau matin.
Les symptômes peuvent commencer dès que l'individu plonge dans les langages de programmation ou se perd devant les écrans de toute sorte.
Les pathologies nombreuses qui en découlent sont souvent liées à la peur de l'autre et du monde manifesté (Erel) et peuvent aller jusqu'à la paranoïa ou le complexe de Loula (dissolution dans l'espace numérique).
Le temps numérien est continu. Pas alternatif.
Type de document : DJ's classes : classes générales
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : 1