Pourquoi est-ce que je n’arrive pas à me reconnaître dans ma calligraphie ?
Pourquoi n’est-elle pas esthétique et harmonieuse, fine et envolée ?
J’ai un fantasme de calligraphie comme j’ai un fantasme physique ou moral.
Toutefois : au contraire de mon corps ou de mes pulsions, je ne cherche pas à contraindre ou à discipliner ma "scription". Je la laisse se tracer à sa guise, impuissante, comme soumise à l’urgence de cette plume qui ne retranscrira jamais assez vite tous ces mots que j’entends.
Type de document : carnets personnels
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : 1
Le numérique s’apparente à l’eau car, comme l’élément liquide, il est "ailleurs", dérive, menace de noyade et d’immersion, il est aussi "passage" vers d’autres rives ou possibilités de communication. Il porte ainsi la dualité bénéfique/néfaste constitutive, selon Monsieur Bachelard, de la "matière poétique" (joies et peines).
Je considère et traite également le baroque comme une matière poétique dans son ambivalence entre la touchante irrégularité et l’insensée bizarrerie, dans son oscillement entre songe et réalité.
Numérique et baroque hantent mes références imaginaires et – curieusement –se rejoignent.
Type de document : DJ's classes : récits variables
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun