Le français pour Guillevic est une langue solennelle et officielle, langue de l’école et de l’état, des examens et de l’emploi : il a grandi entre le breton et l’alsacien, entre le granit et les étangs, la mer et les forêts, les pinèdes et le grès rose, le celte et le germanique ;
Il faut éprouver un incommensurable respect envers la langue pour la traiter avec autant d’économie : respect de ceux qui se souviennent d’avoir été admis, accueillis ; reconnaissance des étrangers qu’un idiome a intégrés en sa communauté.
Première personne de ma famille à être née en France, ayant grandi à Strasbourg entre les sonorités cimmériennes, slaves, espagnoles, arabiques et germaniques, je ressens un sentiment de cet ordre pour la langue française : elle est ma terre d’asile et ma patrie.
Type de document : DJ's classes : classes générales
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Le numérique s’apparente à l’eau car, comme l’élément liquide, il est "ailleurs", dérive, menace de noyade et d’immersion, il est aussi "passage" vers d’autres rives ou possibilités de communication. Il porte ainsi la dualité bénéfique/néfaste constitutive, selon Monsieur Bachelard, de la "matière poétique" (joies et peines).
Je considère et traite également le baroque comme une matière poétique dans son ambivalence entre la touchante irrégularité et l’insensée bizarrerie, dans son oscillement entre songe et réalité.
Numérique et baroque hantent mes références imaginaires et – curieusement –se rejoignent.
Type de document : DJ's classes : récits variables
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun