Quand j'étais enfant, je vivais dans le treizième arrondissement. Le quartier n'avait rien de spécial. Les touristes n'y allaient jamais.
Je suis revenu après un long voyage. Tout avait été refait. Comme si la ville avait été recouverte par un décor et que le caractère réel s'était perdu. Tout était devenu propre, impeccable et net.
En revanche, quand je suis allé dans le Nord de Paris, dans un quartier plus pauvre, c'était Paris. J'ai retrouvé mon Paris.
J'étais allé chercher la capoeira. Et je me suis dit : " Tiens ! Là, ça me rappelle quand j'étais petit. Comment c'était là où j'habitais…."
Type de document : chants des griots
Auteur fictif : Anonyme
Auteur réel : anonyme
Provenance du texte : Printemps de la Démocratie
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Les émotions et les enjeux décrits par Madame Duras, bien souvent, me coupent de la magie de sa lettre. Je n'aime pas ses personnages. Jamais. Ils me sont inconnus. Ou presque.
Parfois un ressenti suspendu entre deux vides m'accroche. Adhérence si totale que j'aspire tout le reste jusqu'à — non pas l'ivresse — mais l' « éculement ».
Peut-être. Peut-être aussi parce que dans le miracle de ses transgressions, je ne perçois aucune tendresse. Seulement la dissection.
Je me donne à Madame Duras dans un masochisme intense. Celui d'un corps qui recherche le plaisir dans la douleur. Douleur de ne pas appartenir à. Jubilation jalouse.
Jalouse de Duras et de Baricco.
Type de document : DJ's classes : études comparées
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun